Canadiens de Montréal

Bergevin confirme un cas positif chez le CH

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Marc Bergevin marchait sur des œufs. Le directeur général du Canadien restait prudent dans ses explications pour décrire la situation qui paralyse les activités de l’équipe depuis lundi.

Jamais, Bergevin n’a prononcé les noms de Jesperi Kotkaniemi et de Joel Armia, les deux joueurs qui figurent sur la liste du protocole de la COVID-19 de la LNH.

Voyez son point de presse en entier en vidéo principale.  

Dans un contexte où les dirigeants de la LNH gèrent la crise, Bergevin se retrouvait les mains liées. Il n’avait pas l’intention de faire une omelette en écrasant trop d’œufs sur son passage.

Le DG a toutefois révélé deux informations importantes : il y a un joueur de son équipe qui a reçu deux tests positifs à la COVID-19 et c’était un variant, donc plus susceptible de se propager rapidement. Dans un tel contexte, la LNH a réagi rapidement en repoussant les quatre matchs du CH cette semaine.

«Une des raisons pour fermer rapidement, c’est qu’il y a eu des contacts rapprochés, a expliqué Bergevin. Mais c’est plus une question pour la LNH. Ce que je sais, c’est qu’on fait du traçage et il y avait plus de deux joueurs avec des contacts rapprochés. Il y a aussi des craintes de transmission sur la patinoire. Il y a des équipes qui ont probablement transmis le virus sur la glace cette année. Pour la sécurité des Oilers d’Edmonton, on ne pouvait pas courir de risque. Je crois que c’était la bonne décision.»

Des tests régulièrement   

Il y a un monde de différences entre la réalité de la LNH et le commun des mortels dans la gestion de la COVID-19. Depuis le 3 janvier, il y a des tests tous les matins pour tous ceux qui gravitent dans la bulle d’une équipe de la LNH : les joueurs, les entraîneurs et les membres du personnel. Les tests se font dans le garage du complexe d’entraînement à Brossard ou à l’hôtel lorsque l’équipe se retrouve sur la route.

Les conjointes et les enfants des joueurs doivent aussi passer des tests de dépistage du Coronavirus deux à trois fois par semaine. 

Bref, il y a un protocole très strict dans l’espoir d’empêcher des éclosions. Malgré cela, plusieurs équipes de la LNH ont subi les foudres du virus depuis le début de la saison. Au nord de la frontière, le CH est toutefois devenu la première équipe à voir son calendrier chamboulé.

«Quand il y avait plusieurs équipes aux USA de touchées, on se doutait que ça pouvait arriver au Canada, a répliqué Bergevin. Dans la division canadienne, c’était assez tranquille jusqu’à lundi. Mais c’est probablement un seul joueur dans toute la division canadienne qui a provoqué l’arrêt des activités. Malheureusement, ça tombe sur nous.»

Bergevin a toutefois refusé de parler d’imprudence ou de non-respect de la part d’un de ses joueurs.

«Je ne suis pas prêt à dire qu’il n’a pas respecté les règles, a-t-il répondu. Il y a des gens qui meurent du virus et ce n’est pas juste en raison d’imprudences. Le virus se promène de plusieurs façons. Tu peux être infecté d’une façon banale. Je n’ai pas de déception du côté du joueur. On va gérer ça du mieux qu’on peut. Il n’y a personne de coupable à mes yeux à moi.»

Un horaire encore plus condensé   

En entrevue au Journal mercredi après-midi, Michel Therrien décrivait l’horaire des Flyers de Philadelphie jusqu’à la fin de la saison comme le plus fou de sa carrière dans la LNH. À l’instar du CH, les Flyers ont eu le malheur de voir quatre de leurs rencontres repoussées en raison d’une éclosion de la COVID-19.

D’ici la fin de l’année, le Tricolore devra jongler avec un horaire encore plus condensé. Sur le plan de la logistique, le CH était déjà l’équipe qui avait joué le moins de matchs (31) au sein de la division Nord. Pour arriver à 56 matchs à la fin de la saison avec le Canadien, la LNH risque de déborder un peu de son calendrier en insérant une ou deux rencontres dans la semaine suivant la fin de la saison (8 mai).

Il y aura des matchs pratiquement aux deux jours et probablement des blocs de quatre matchs en cinq soirs (deux matchs en deux soirs, une journée de congé et deux matchs en deux soirs).

«J’ai vu le calendrier proposé par la LNH et probablement qu’on va étirer la saison un peu plus, a confirmé Bergevin. Pour y arriver, on bougera des matchs qui affecteront aussi d’autres équipes, à part Montréal, Edmonton et Ottawa.»

S’il n’y a pas d’autres joueurs infectés chez le CH, le retour à l’entraînement devrait se dérouler lundi le 29 mars. Et le prochain match aurait lieu dès le lendemain contre les Sénateurs à Ottawa.

«Dans le monde idéal, nous n’aurions pas eu de pause, a rappelé Bergevin. On peut penser que ça aidera nos blessés, comme Tyler Toffoli. Mais quand tu manques sept jours sans des entraînements, ce n’est pas l’idéal.»