Crédit : Bob DeChiara-USA TODAY Sports

Club de foot Montréal

Victor Wanyama veut être un leader

Publié | Mis à jour

À 29 ans, Victor Wanyama est un vétéran et on peut ainsi dire qu’il peut devenir le grand frère de nombreux jeunes joueurs du CF Montréal et c’est en plein le rôle qu’il entend jouer à sa seconde saison avec le club.

«C’est un gros défi avec tous ces jeunes joueurs qui veulent obtenir leur chance», a-t-il lancé lors d’une visioconférence.

«Mais on sent que l’équipe va dans la bonne direction et j’ai hâte d’agir comme leader.»

Et on peut le comprendre puisque sur une trentaine de joueurs, 9 ont moins de 20 ans, 16 autres ont entre 20 et 24 ans.

Exemple

Wanyama n’est pas le plus loquace alors c’est par ses actions sur et en dehors de la surface de jeu qu’il entend s’imposer.

«Sur le terrain, je dois mener par l’exemple en faisant ce que l’entraîneur nous demande.

«Hors du terrain, je peux encadrer les jeunes joueurs afin de m’assurer qu’ils restent concentrés sur le soccer et qu’ils donnent leur meilleur.»

Qui plus est, Wanyama croit que cet afflux de sang nouveau s’avère positif pour l’effectif.

«Nous avons beaucoup de profondeur, les nouveaux qui arrivent veulent rivaliser et ça ajoute de la compétition, ce qui va rendre les choses intéressantes.»

Doyen

Wanyama est le doyen d’une délégation africaine qui regroupe quatre joueurs. Outre le Kenyan, il y a l’Ougandais Mustafa Kizza arrivé en fin de saison 2020, de même que le Nigérian Sunusi Ibrahim et l’Égyptien Ahmed Hamdi, qui se sont joints à l’équipe pendant la saison morte.

Il entend les prendre sous son aile afin de faciliter leur transition à un tout nouveau monde.

«C’est un peu difficile pour eux parce qu’ils arrivent sur un continent différent, je veux leur permettre de se libérer mentalement et d’être en mesure de se sentir aussi libres sur le terrain.

«Je veux m’assurer qu’ils n’ont aucune préoccupation en dehors du terrain afin qu’ils soient en mesure de bien jouer pour l’équipe.»

Adaptation

«Pour moi, quand j’ai quitté le Kenya, le plus gros défi a été de m’adapter à un nouvel environnement et ç’a été difficile.

«Pour eux, c’est peut-être un peu plus facile parce que nous étions ici avant eux», dit-il en faisant aussi référence à Mustafa Kizza arrivé en cours de saison 2020.

Wanyama sait de quoi il parle quand il est question d’adaptation puisqu’il a quitté sa patrie pour la Suède alors qu’il n’avait que 15 ans. Et encore, il rejoignait un club qui comptait déjà sur son frère aîné.

Après le départ de celui-ci pour Parme en Série A, le cadet est rentré au Kenya pour ensuite s’en aller en Belgique, quelques mois plus tard.

Même plan

Quant au rôle qu’il souhaite jouer sur le terrain cette saison, on peut s’attendre à un Wanyama toujours impliqué physiquement qui a maintenant trouvé ses repères.

«La MLS est une ligue exigeante avec les nombreux décalages horaires, mais je suis maintenant adapté et j’espère m’en sortir mieux que l’an passé.»

Avec le changement de garde au poste d’entraîneur-chef, Wanyama voit une certaine continuité entre le travail sous les ordres de Thierry Henry l’an passé et ce que Wilfried Nancy souhaite mettre en place cette année.

«J’espère que nous allons pouvoir reprendre là où nous avons laissé la saison dernière parce que les choses allaient mieux.

«L’entraîneur semble avoir l’intention de poursuivre dans la même veine en jouant vers l’avant à partir de l’arrière.»