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Oscar Rivas convaincant

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Oscar Rivas a réglé un vieux compte, mardi soir, en finale du premier gala présenté par GYM depuis novembre 2019. Le poids lourd l’a emporté par knock-out technique au terme du troisième round contre le Montréalais Sylvera Louis.

Rivas (27-1, 19 K.-O.) a démontré qu’il était très confortable à son premier combat chez les super-lourds-légers (224 lb). Sa vitesse et sa puissance lui ont permis d’effacer un chapitre qu’il avait ouvert en 2012 contre Louis. À cette époque, il avait signé une performance décevante dans une victoire par décision partagée. 

«Je me sentais différent, a souligné Oscar Rivas lors de son point de presse d’après-combat. Je m’étais préparé pour 12 rounds et je croyais que j’en ferais au moins six.

«Je suis content parce que j’ai pu être moi-même.»

Louis a fait ce qu’il a pu, mais les charges de son opposant étaient trop puissantes.

«La force des coups n’était pas si mal, a souligné le Montréalais (8-6, 4 K.-O.). Toutefois, sa force physique était vraiment supérieure à la mienne. C’était comme des vagues.

«Tu penses que tu es solide sur tes deux pieds, mais je ne l’étais pas. À un certain moment, ça devient décourageant.»

Knockout pour Volny 

Patrice Volny (16-0, 10 K.-O.) l’a emporté par knock-out au cinquième round contre l’Albertain Janks Trotter (10-6-2, 10 K.-O.). Il a réussi sa mission de chasser la rouille avant son duel éliminatoire IBF des poids moyens qui devrait avoir lieu dans les prochains mois.

«Je suis bien content de ce combat de retour, a souligné Volny. Je voulais un knock-out et je l’ai obtenu. Par contre, je voulais bien le travailler et je vais arriver mieux préparer pour mon prochain défi.»

Pour son duel éliminatoire IBF contre l’Allemand Patrick Wojcicki, il pourrait aboutir au Québec.

«J’adorerais que ce combat soit présenté ici, a ajouté Volny. Ce n’est pas la faute des médias si je suis moins connu au Québec. Je me suis souvent battu en Ontario, car je suis avec le promoteur Lee Baxter.

«Peu importe où ça va se dérouler, c’est une opportunité que je ne peux pas laisser passer.»

Bouchard gagne 

Avant la finale, Sébastien Bouchard (19-2, 8 K.-O.)l’a emporté par décision unanime des juges (58-56, 59-55 et 60-54) contre le coriace Mario Perez (20-8-5, 12 K.-O.) au terme d’un affrontement de six rounds.

Lors des deux premiers rounds, la fierté de Baie-Saint-Paul a chassé l’inactivité accumulée depuis son dernier combat, survenu en novembre 2019. Par la suite, il a pris son rythme de croisière pour venir à bout de Perez.

«Je me donne un 7,5 sur 10, a souligné Bouchard après son combat. Je manquais de finition. C’était lourd, car c’était très humide dans la place. Je n’ai pas ressenti de douleur avec ma blessure au biceps subie à mon dernier combat.»

La COVID-19 s’invite 

C’est finalement un total de cinq combats qui a été présenté hier soir. Les duels d’Alex Beaulé et Yan Pellerin sont tombés à l’eau dans les derniers jours.

Le combat de Beaulé, qui devait affronter Nick Naccarato (0-0-1), a été annulé en raison d’une bulle au cerveau de l’Ontarien. Celui-ci a refusé de porter son masque pendant son court vol vers le Québec. Du même coup, il a été banni à vie des vols d’Air Canada.

Quelques heures avant le coup d’envoi du gala, ce fut au tour de Pellerin d’apprendre une mauvaise nouvelle. Son choc contre Marco Parente a été annulé, car le résultat du test de COVID-19 de son adversaire s’est révélé être un fauxpositif.

Pellerin n’a pas tout perdu, car il se battra au New Hampshire le mois prochain pour un titre mineur.

Dans les deux cas, le matchmaker Vincent Morin ne pouvait pas trouver de nouveaux adversaires en raison duprotocole de la Santé publique.

Dans les autres combats, il faut souligner les victoires de Francis Charbonneau (décision partagée) et d’Alexis Barrière.