Crédit : PHOTO COURTOISIE

Sports divers

Autre obstacle pour Laurence Vincent Lapointe

Publié | Mis à jour

Les essais olympiques de canoë-kayak qui se déroulent en fin de semaine à Burnaby en Colombie-Britannique sont tout sauf une partie de plaisir pour Laurence Vincent Lapointe.

Après s’être inclinée, vendredi, en C-1 200m face à Katie Vincent dans une course ultime, la multiple championne du monde n’a pas été en mesure de prendre le départ de la deuxième finale du C-2 500m, dimanche. Le duo Vincent Lapointe et Vincent avait remporté la première finale, samedi.

Après une sortie d’échauffement sur l’eau avant le début de la course, Vincent Lapointe ne se sentait pas bien. Elle a immédiatement consulté l’infirmière présente sur place qui a pris sa température. Parce qu’elle faisait de la fièvre, elle a été isolée et dirigée vers une clinique pour subir un test COVID-19 dont le résultat devait être connu en soirée.

La Santé publique de la Colombie-Britannique a joué de prudence en retirant Vincent Lapointe du groupe et en l’isolant puisque la possibilité qu’elle souffre d’un simple rhume est envisagée.

Dans ses deux courses, vendredi, Vincent Lapointe est tombée à l’eau dans un dernier effort pour franchir le fil d’arrivée en premier. La première fois, le bateau d’urgence a tardé à intervenir et elle a passé un long moment dans l’eau très froide.

«Elle avait encore les mains gelées pour le “race off” (course décisive), a raconté l’entraîneur de l’équipe nationale Mark Granger. La physiothérapeute lui a massé les mains pour les réchauffer. Elle n’était pas à cent pour cent. Elle a très peu mangé. L’infirmière disait que c’était fort possible qu’elle ait pu attraper un rhume en raison des émotions en montagnes russes qu’elle a vécues aux essais.»

Si le résultat est négatif, elle pourra rentrer à Montréal comme prévu, aujourd’hui, pour deux semaines de repos avant la reprise de l’entraînement à Burnaby. Le moment où la deuxième finale sera reprise n’est pas encore arrêté.

«Nous sommes en attente et on ne sait pas quand la deuxième finale aura lieu, mais il n’y a pas d’urgence, a résumé Granger. On s’entraîne à Montréal deux semaines avant de partir pour la Coupe du monde des 12 et 13 mai en Hongrie et on pourrait tenir la course au bassin olympique. Si le Canada obtient une deuxième entrée en canoë féminin, on va prendre les deux premières (Vincent et Vincent Lapointe) en C-1 pour courser le bateau d’équipe et il ne sera pas nécessaire de compléter le processus de sélection.»

Deuxième entrée

Détentrices du record du monde établi en 2018, Vincent Lapointe et Vincent ont eu droit à une solide opposition lors de la première finale disputée samedi. Championnes du monde juniors en titre, Sophia Jensen et Julia Lilley Osende ont démontré leur potentiel à leur première sortie avec les seniors. «Leur chrono au mondial junior les aurait placées dans le top 5 au monde, en incluant tout le monde, a mentionné Granger. Je voyais leur progression cet hiver à l’entraînement et je ne suis pas surpris de leur performance. Avant la COVID-19, nos deux C-2 se retrouvaient dans le top 5 au monde.»

Les chances du Canada d’obtenir une deuxième entrée sont très bonnes compte tenu des succès du duo lors des Coupes du monde en 2019 et de leur titre de championnes mondiales en 2018.

Le Canada aurait eu l’occasion de mériter sur l’eau son deuxième laissez-passer, mais les essais continentaux en avril au Brésil ont été annulés en raison de la pandémie. La Fédération internationale de canoë se base maintenant sur les résultats du championnat mondial de 2019 pour attribuer les derniers laissez-passer, mais le Canada brillait par son absence en C-2 en raison d’un contrôle positif de Vincent Lapointe, qui a plus tard été blanchie.

L’épreuve de C-1 1000m a aussi été annulée pour des raisons similaires. Craig Spence était ennuyé par une toux importante. En K-1 200m, le médaillé olympique aux Jeux de Londres en 2012 Mark de Jonge a divisé les honneurs des deux finales. Le Néo-Écossais devra disputer une course décisive face à Nicholas Matveev, fort probablement à l’occasion de la Coupe du monde.