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Les Olympiques en pleine relance

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Les années noires des Olympiques de Gatineau sont bien chose du passé. Pour la première fois en trois saisons, l’équipe affiche un rendement supérieur à ,500. Surtout, l’espoir de retourner au sommet de l’échiquier du hockey junior canadien est bien réel.

Quelques mois avant la pandémie, l’organisation avait été plongée en pleine tourmente en raison de déboires administratifs et de chicanes internes entre les anciens actionnaires. Ajoutez à cela des performances difficiles sur la glace, des partisans qui boudent les parties locales et vous aviez tous les ingrédients réunis pour une descente aux enfers.

La nomination de Louis Robitaille dans les rôles d’entraîneur-chef et de directeur général au printemps dernier suivie de l’arrivée de nouveaux actionnaires, dont le hockeyeur Derick Brassard, a toutefois changé la donne pour le mieux. Les Olympiques ont ensuite sélectionné quatre joueurs en première ronde du repêchage – Tristan Luneau (1er), Antonin Verreault (2e), Samuel Savoie (4e) et Noah Warren (8e) –, laissant entrevoir un avenir rose pour la concession la plus titrée de l’histoire de la LHJMQ.

Les quatre jeunes ont beau n’avoir que 16 ans, ils ont répondu aux attentes jusqu’ici et les Olympiques sont au plus fort de la lutte dans la division Ouest avec une fiche de 13-9-3 et un pourcentage de victoires de ,580. Les Gatinois ont remporté cinq de leurs six dernières sorties.

Embauché pour redresser la barque en décembre 2019, le président Norm MacMillan n’est pas peu fier du travail accompli qui a permis à la franchise de retrouver ses lettres de noblesse au cours des derniers mois.

«Il ne faut pas oublier le travail d’Alain Sear pour les choix au repêchage. Cela dit, il y a toute une histoire avec les Olympiques, que ce soit avec les propriétaires Wayne Gretzky et Charles Henry, les entraîneurs comme Claude Julien, Alain Vigneault, Benoit Groulx et j’en oublie, mais on avait perdu toute cette image-là dans les dernières années. Il y avait beaucoup de travail à faire, et là, ça va extrêmement bien», a lancé l’ancien député libéral en entrevue au Journal, vantant aussi la structure mise en place par Louis Robitaille au sein du département hockey.

Jeunes encensés

Sur la glace, Robitaille est à même de constater que son groupe de recruteurs et lui ont pris la bonne décision en repêchant les quatre noms énumérés ci-dessus. Malgré ses 5 pi 7 po, Verreault est particulièrement éloquent, lui qui s’est hissé au sommet des pointeurs chez les recrues – et de son club – avec ses 24 points, dont six buts, en 25 rencontres.

«Antonin a été mis dans une position où il a des minutes offensives. On savait que c’était un jeune homme extrêmement doué, mais on avait hâte de voir comment il allait s’acclimater au prochain niveau. Il n’a pas une grosse stature, mais il a un niveau de compétition extrêmement élevé. Il faut lui rendre crédit. Il voulait avoir un impact dès cette année», a souligné l’homme de hockey.

Sa passion dévorante pour le hockey est également un aspect qui distingue l’ancien des Vikings de Saint-Eustache d’autres joueurs.

«J’aime aller sur la glace. Pendant le temps qu’il n’y a pas eu de matchs [en raison de la pandémie], je regardais des faits saillants sur YouTube. J’enregistre des matchs pour les écouter au complet. Je pense que ça a aidé mon intelligence au hockey, mais je le fais parce que j’aime ça», a confié l’adolescent de 16 ans.

Auteur de deux buts et 11 points en 25 rencontres, le défenseur Luneau est déjà vu comme un futur général à la ligne bleue des Olympiques. Sa grande capacité d’apprentissage impressionne son entraîneur depuis le début de la campagne.

«On est extrêmement satisfaits par sa prestance et il nous donne des minutes de qualité. C’est un jeune homme extrêmement cérébral et passionné [...] Sa réceptivité fait en sorte qu’il progresse aussi rapidement», a louangé Robitaille.

Un dernier match au «Vieux Bob» avant sa fermeture ?

Les Olympiques aimeraient disputer un dernier match officiel au vétuste Centre Robert-Guertin avant de déménager leurs pénates dans leur nouvel amphithéâtre à partir de la prochaine campagne.

Le président Norm MacMillan a révélé l’information plus tôt cette semaine. L’organisation souhaiterait tourner la page comme il se doit sur l’édifice qui a été témoin des grands moments de leur histoire au cours des 48 dernières années. Un comité a aussi été formé par la Ville de Gatineau pour commémorer l’histoire de l’aréna.

Les Olympiques s’installeront dans le tout nouveau Centre Slush Puppie dès le camp d’entraînement du mois d’août prochain. Construit au coût de 100 millions $, le complexe sportif, qui comprend aussi trois patinoires communautaires, pourra accueillir jusqu’à 5000 spectateurs dans son enceinte principale.

Les Olympiques ont dû se trouver un domicile temporaire cette saison, après que le «Vieux Bob» eut été transformé en centre d’hébergement pour les personnes itinérantes en mai 2020.

«On aimerait absolument y disputer une partie l’an prochain. Évidemment, ça dépendra du dossier des sans-abri. Il faut que la Ville et le gouvernement s’entendent pour leur relocalisation d’hébergement, mais s’il faut, on y jouera en février de l’an prochain!», a lâché le président.

En plus des conquêtes de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial des Olympiques, des galas de boxe et de lutte ainsi que des concerts se sont déroulés entre les murs de l’édifice.

Inspiration du Forum

Louis Robitaille ne dirait pas non à un au revoir rappelant celui de la fermeture du Forum de Montréal, il y a 25 ans. Le petit Louis avait assisté à la dernière rencontre contre les Stars de Dallas, qui avait été suivie d’une émouvante cérémonie en présence des plus grandes légendes du Canadien.

«Guertin, c’est un peu la même chose pour les gens de l’Outaouais», a dit le grand manitou des opérations hockey.