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F1

Verstappen défie le... sable à Bahreïn

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Malgré une tempête de sable qui s’est abattue en après-midi, Max Verstappen a dominé vendredi la première de trois journées d’essais hivernaux de Formule 1 organisées au circuit de Bahreïn.

Le Québécois Lance Stroll, qui étrennait sa monoplace aux couleurs du constructeur Aston Martin, s’est bien comporté en se classant au quatrième rang.

Son nouveau coéquipier, Sebastian Vettel, a dû se contenter de la 13e place sur les 17 pilotes qui ont parcouru le circuit de Sakhir.

À bord de sa Red Bull, Verstappen a bouclé 139 tours du tracé, inscrivant son meilleur passage en 1 min, 30,674 s. Le Néerlandais a été l’un des deux seuls pilotes titulaires du plateau à avoir roulé toute la journée.

L’autre a été le Français Esteban Ocon, qui, au volant de son Alpine (ex-Renault), s’est pointé à la troisième place à 47 centièmes de seconde du meneur.

Lando Norris, dont la McLaren est maintenant motorisée par Mercedes, s’est faufilé en deuxième position avec un chrono de 1:30,889, réalisé en seulement 46 tours.

Le Britannique a ensuite cédé le volant de son bolide, en après-midi, à son nouveau partenaire, l’Australien Daniel Ricciardo, auteur du septième temps le plus rapide.

«Une séance productive»

«C’est une bonne entrée en matière et une séance productive, a relaté Stroll. Les conditions étaient piégeuses quand j’ai pris la piste en après-midi. On pouvait sentir l’effet du vent et du... sable au bout de la ligne droite avant de négocier le premier virage. Je pense que tous les pilotes ont eu cette même sensation.»

Ces essais préparatoires, en prévision du premier Grand Prix de la saison 2021, qui sera justement disputé à Bahreïn le 28 mars, sont l’occasion pour les pilotes de tester leur nouvelle monture.

Les résultats peuvent s’avérer trompeurs dans la mesure où la stratégie (dont la quantité de carburant à bord) des dix équipes du plateau n’est pas révélée.

«Il est évidemment trop tôt pour porter un jugement sur la voiture après seulement un après-midi de roulage, a renchéri Stroll. Mais ce premier contact a été encourageant. J’ai senti assez rapidement les effets de la réduction de l’appui aérodynamique et des nouveaux pneumatiques.»

Deux facteurs qui vont assurément réduire la vitesse des monoplaces en 2021. Même si nous ne sommes qu’à la première journée des essais privés, il convient de mentionner qu’un temps de 1:27,264 avait valu la position de tête à Lewis Hamilton l’an dernier à Bahreïn, soit trois secondes de moins que le chrono de Verstappen, vendredi.

Vettel satisfait... malgré tout

Quant à Vettel, il n’a pas caché sa satisfaction à l’issue de sa toute première sortie en matinée à bord de son Aston Martin, lui qui a mis fin à une association de six ans avec Ferrari.

«J’ai profité de cette journée pour me familiariser avec la voiture, a dit le quadruple champion du monde. C’est quand même prometteur. Honnêtement, je n’ai pas accordé beaucoup d’attention aux chronos. Je voulais d’abord apprivoiser les dispositifs qui ne sont pas les mêmes.

«La voiture est différente, avoue-t-il, à tous les points de vue. J’ai beaucoup à apprendre. Les deux prochains jours seront importants pour la connaître davantage puisqu’après, ce sera déjà la première course de la saison.»

Dur pour les Mercedes

Confrontée à un problème de boîte de vitesses en matinée, l’écurie Mercedes, qui vise un huitième titre (pilotes et constructeurs) d’affilée, a perdu un temps précieux dans les puits de ravitaillement.

Le Finlandais Valtteri Bottas a été crédité du chrono le plus lent de la journée (1:36,850), mais, à sa défense, il n’a bouclé que six tours.

Une fois la réparation effectuée, son coéquipier Lewis Hamilton a assuré le relais... au moment où la tempête de sable a rendu le revêtement glissant.

Par la suite, le Britannique n’a guère semblé à l’aise en bloquant ses roues et en quittant sa trajectoire de course à quelques reprises. Auteur du 10e chrono le plus rapide, Hamilton espère récupérer le temps perdu au cours des deux prochaines journées.

Samedi marque l’entrée en scène non seulement du Canadien Nicholas Latifi (Williams), mais aussi du vétéran Fernando Alonso (Alpine), qui renoue avec la F1 après l’avoir quittée à la fin de la saison 2018.