Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Le CH finira par en développer un complexe

Publié | Mis à jour

Le Canadien va finir par en développer un complexe. Pour la septième fois de la saison, la troisième en tirs de barrage, le Tricolore a perdu un précieux point de classement en bris d’égalité.

Pourtant, Dominique Ducharme avait réussi à actionner son plan de prédilection pour la confrontation à trois contre trois: garder la possession de la rondelle suffisamment longtemps pour réussir à envoyer trois attaquants sur la patinoire.   

Le hic, c’est que les Canucks ne sont jamais tombés dans le panneau de se faire prendre sur la patinoire trop longtemps. Des changements rapides ont permis à Travis Green de toujours compter sur des forces fraiches sur la surface de jeu.

«Je me souviens d’une présence où on les tenait, mais on a rebroussé chemin, ce qui a permis à un de leur joueur de rentrer au banc, a reconnu Jeff Petry, le seul marqueur du Canadien. C’est un nouveau style qu’on tente de mettre en pratique. Nous aurons besoin de gagner en expérience.»

Anderson exténué   

Ce sont justement les visiteurs qui ont semblé manquer d’énergie. Dans la dernière minute de cette prolongation, Carey Price a dû effectuer un miracle aux dépens de Brock Boeser en plus d’entendre le tir de J. T. Miller frapper le poteau à sa droite.

«On aurait voulu passer plus de temps dans leur territoire. On a perdu la rondelle à une ou deux occasions, ce qui aurait pu faire la différence, a analysé Ducharme. On l’a perdue pour rien. On doit être plus patient pour bâtir notre attaque.»

Josh Anderson a été à l’origine de l’une de ces pertes de possession en raison d’un jeu mollement exécuté dans son territoire. Une erreur qui l’a forcé à demeurer sur la surface de jeu, alors qu’il commençait à tirer la langue. Sa couverture en zone défensive en a souffert.

«À part pendant les 30 dernières secondes, notre jeu défensif à trois contre trois a été un peu mieux», a d’ailleurs reconnu l’entraîneur-chef du Canadien, sans pointer le gros attaquant.

Price l’éponge   

La bonne nouvelle, c’est que Price n’a accordé qu’un seul but dans un troisième match de suite (exception faite de la fusillade). Et, cette fois, il a fallu un tir parfait d’Adam Gaudette pour le déjouer.

Ce serait un peu malhonnête de dire que Stéphane Waite, qui avait travaillé quatre jours en sa compagnie, n’y est pour rien. Mais le suivi que font Sean Burke et Marco Marciano semble rapporter.

«Je ne dévoilerai pas mes secrets techniques. Ils m’envoient des messages positifs. J’essaie d’agir comme une éponge», s’est limité à dire le gardien.