Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Boxe

Yvon Michel... l'entraîneur!

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Il y aura un visage familier dans le coin de Marie-Ève Dicaire pour cet important duel contre Claressa Shields : celui du promoteur Yvon Michel, qui effectue un retour dans le rôle d’entraîneur.

C’est la première fois depuis 2010 qu’il se retrouve dans cette position. À l’époque, il avait donné un coup de main à Marc Ramsay pour un combat de championnat du monde intérimaire entre Antonin Décarie et Souleymane M'baye.

«L’entraîneur de Marie-Ève, Stéphane Harnois, avait essuyé des refus de la part de plusieurs entraîneurs, a raconté Michel. Pour une raison ou une autre, ils ne pouvaient pas se déplacer au Michigan.»

«À ce moment, Marie-Ève m’a contacté et m’a convaincu d’être dans son coin pour son duel contre Claressa Shields.»

Par contre, même si sa flamme d’entraîneur est toujours bien présente, il a eu besoin d’une réflexion avant d’accepter l’invitation.

«Je m’inquiétais pour mon gala du 16 mars à Québec, a-t-il précisé. On a trouvé un plan B alors que c’est Alexandra Croft et Bernard Barré qui seront responsables de la soirée.»

«Tout le monde a mis l’épaule à la roue pour me permettre d’être présent avec Marie-Ève.»

Une autre perspective

Au cours des 11 dernières années, Michel n’a pas perdu de son sens analytique d’un combat en raison de son boulot d’analyste de boxe.

«Ce que j’aime du métier d’entraîneur, c’est que tu peux avoir un impact direct sur le résultat du combat. Ce n’est pas le cas lorsque je suis assis dans les premières rangées comme promoteur. Je me sens impuissant par rapport à ce qui se déroule dans le ring.»

Durant les rounds, il va faire ses commentaires à Harnois. Toutefois, c’est celui-ci qui va prodiguer les conseils à la championne.

Au cours de sa carrière, il a vécu plusieurs combats d’envergure aux côtés des Éric Lucas, Stéphane Ouellet et Otis Grant. Son expérience sera utile dans les moments importants dans celui entre Dicaire et Shields.

-Petite précision au sujet de Samuel Décarie. Il a été testé positif à la COVID-19 avant le dernier combat de Sadriddin Akhmedov au Mexique l’obligeant à demeurer 14 jours de plus dans ce pays avant de rentrer au Canada. Pourtant, il avait appliqué toutes les mesures sanitaires à la lettre. Un coup de malchance.