Crédit : Photo d'archives, Stevens Leblanc

Canadiens de Montréal

CH: Patrick Roy flatté

Publié | Mis à jour

Patrick Roy a été touché par le résultat du sondage Léger, publié dans les pages du «Journal», mercredi, dans lequel 34 % des répondants ont mentionné le voir comme l’homme de la situation derrière le banc du Canadien de Montréal.

L'ancien gardien du Tricolore a terminé avec une très forte majorité sur Bob Hartley (9 %) et Dominique Ducharme (8 %), selon les 1002 répondants.

La semaine dernière, à la suite de l’annonce du congédiement de Claude Julien, Roy avait mentionné ne pas être insensible au fait que son nom revienne systématiquement dans les conversations lorsqu’un poste de gestion hockey s’ouvre chez le Canadien de Montréal, et qu'il serait à l'écoute si le téléphone sonnait.

Cette fois, les amateurs lui ont offert une autre dose de respect.

«Est-ce que je suis surpris? Assurément, je suis flatté, a-t-il réagi mercredi matin depuis un hôtel de Saguenay où les Remparts de Québec logent depuis quelques jours. Comme j’ai dit la dernière fois, je me considère chanceux d’avoir fait partie de l’organisation du Canadien de Montréal et de l’Avalanche du Colorado. [...] De voir que les gens ont apprécié ce que j’ai fait comme joueur ou comme personnalité, c’est flatteur. J’ai toujours admiré le respect que les gens avaient à mon endroit et je l’apprécie beaucoup.»

Respect pour le travail

Après avoir remis sa démission du poste d’entraineur-chef et vice-président des opérations hockey de l’Avalanche, Roy avait raconté avoir tout jeté son matériel d’entraineur aux poubelles et que, pour lui, c’était terminé, le poste d’instructeur-chef.

Pourtant, après deux ans et demi avec les Remparts de Québec, Roy assure avoir retrouvé la flamme et qu'elle brûle avec autant d’intensité qu’avant.

«Je pense être encore plus respectueux du travail d’entraîneur-chef que je l’ai été avec l’Avalanche. Je travaille plus fort aujourd’hui que je travaillais dans le temps à essayer de trouver de nouvelles manières de jouer.»

Pour lui, le hockey a grandement évolué au fil des années et il se plaît à naviguer, aujourd’hui, à travers les nombreux outils à la disposition.

«Quand j’ai commencé, on travaillait avec des cassettes! Les méthodes ont grandement changé et chacune a ses forces et ses faiblesses. Quand je dirigeais l’Avalanche, les statistiques avancées se limitaient au Corsi, qui faisait en sorte que si un joueur prenait un tir depuis le restaurant en face de l’aréna, il avait un plus au même titre qu’un joueur qui prenait un bon tir dans l’enclave. Le jeu évolue rapidement et je pense que l’enseignement devient de plus en plus important.»

Trouver un mélange

Le défi dans l’ère actuelle, selon Roy, est de trouver un équilibre entre la théorie et la pratique. Parce que les X et les O, les statistiques avancées et les structures bien établies ne font pas foi de tout.

«Les structures, c’est une chose, mais on est toujours dépendant de la prochaine étape qui est la façon dont on se comporte sur la patinoire. Tu peux penser avoir les meilleures structures de la planète, mais si ton club ne gagne aucune bataille et ne compétitionne pas, ça ne sert à rien. Il faut aller chercher un mélange entre les deux.»