Shawn Element

Crédit : Photo courtoisie, Dominic Charette / LHJMQ

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Shawn Element nourrit de grandes ambitions

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Après deux printemps qui lui ont laissé un goût amer dans la bouche, Shawn Element est en mission avec les Tigres de Victoriaville. À l’aube de ses derniers tours de piste dans le hockey junior, l’attaquant de 20 ans n’a d’yeux que pour la coupe du Président et l’obtention d’un premier contrat professionnel.

En 2019, Element et le Drakkar de Baie-Comeau avaient été surpris en sept matchs dès le premier tour par les Wildcats de Moncton alors que l’équipe figurait parmi les favorites. Et l’année passée, la pandémie est venue contrecarrer les plans de tout le monde, incluant ceux d’Element avec les Eagles du Cap-Breton qui fondaient de grands espoirs.

Pas question pour lui de vivre de nouveau le jour de la marmotte avec une conclusion inachevée. Element entend chasser ce mauvais sort et force est d’admettre que le natif de Victoriaville, qui réalise un rêve d’enfance en endossant l’uniforme du club de son patelin depuis qu’il a été acquis par les Eagles du Cap-Breton, s’y prend bien jusqu’ici.

L’ailier gauche a inscrit cinq buts et sept points en six rencontres avec les Tigres, étant nommé parmi les employés de la semaine dans la LHJMQ lundi après avoir aidé les siens à signer deux victoires au cours du week-end contre Rouyn-Noranda. Les Tigres renouaient avec l’action après avoir été inactifs pendant un mois en raison d’une éclosion de COVID-19 dans le vestiaire lors de l’environnement protégé de Chicoutimi, à la fin janvier.

«Les gars ne veulent pas repartir de Victo les mains vides. J’ai encore sur le cœur la défaite en sept matchs à Baie-Comeau, ça a été tough pour pas mal de gars, et l’an passé, la COVID nous enlève tout. On veut tous gagner. Ça finirait bien une carrière de finir à la maison avec une coupe. Le bonheur pourrait finir par tourner!» a lancé le principal intéressé en entrevue téléphonique au Journal.

Travailleur acharné

Cette détermination d’Element d’effacer pour de bon le passé est ressentie sur une base quotidienne par l’entraîneur-chef des Tigres, Carl Mallette, depuis le retour du hockeyeur dans les Bois-Francs.

«Son désir de gagner est contagieux et ça lui sert bien présentement. C’est de bon augure pour la suite. On a un but cette année. Il y a une raison pour laquelle on est allés le chercher [...] C’est un méchant bon joueur qui a aussi tout un apport en leadership. Il a fait grandir nos jeunes», a souligné Mallette.

Même s’il a amorcé son parcours junior à 16 ans, ce n’est que l’an passé, à 19 ans, qu’Element s’est réellement mis en évidence sur le plan offensif. Résultat : il a fini la campagne passée à Bathurst et à Sydney avec une récolte de 62 points, dont 38 buts, en 61 matchs. Il poursuit sur sa lancée cette saison avec ses 35 points en 21 rencontres, ce qui lui confère le troisième rang des pointeurs du circuit Courteau.

L’erreur administrative des Blackhawks de Chicago qui l’a empêché de participer à leur camp des recrues en septembre 2019 a eu l’effet d’un électrochoc pour le Victoriavillois.

«J’avais le désir de prouver à Chicago que j’aurais mérité qu’on ne m’oublie pas. Puis, je savais que j’aurais un gros rôle de leadership à Bathurst [comme capitaine]. J’ai aussi commencé à me faire plus confiance avec la rondelle et le coach me faisait confiance. Quand tu travailles fort, tu finis par récolter ce que tu sèmes», a raconté Element.

Les pros et rien d’autre

Près de deux ans plus tard, Element tente toujours d’attirer le regard d’une équipe de la LNH en prévision de la fin de son stage junior. Il est bien conscient qu’un long printemps des Tigres pourrait lui ouvrir plus facilement les portes du hockey professionnel.

«Il y a plein de joueurs qui ont signé après leur année de 20 ans. Je pense seulement à Alex-Olivier Voyer et Félix Robert, qui n’ont qu’un an de plus que moi. C’est mon objectif d’avoir un contrat à la fin de la saison. Je vais donner le tout pour le tout.» On n’en doute pas une seconde.