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Montréal était la seule option pour Laurent Ciman

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Embauché mercredi à titre d’instructeur-adjoint du CF Montréal, Laurent Ciman s’est dit très heureux de revenir dans la métropole québécoise, tout en admettant sa déception de ne pouvoir œuvrer en compagnie de Thierry Henry, qui a quitté son poste d’entraîneur-chef, jeudi.

Voyez son entretien avec Jean-Charles Lajoie en vidéo principale.  

L’ancien défenseur de l’Impact et du Toronto FC, notamment, a discuté avec les médias vendredi avant-midi afin de revenir sur son retour dans le giron montréalais, lui qui a joué au Québec de 2015 à 2017. D’emblée, il a précisé que sa priorité était de revenir en ville, et ce, même si cette décision signifie sa retraite en tant que joueur.

«Mon but premier, c’était de revenir à Montréal. Ça fait un bout de temps qu’on en discutait avec Thierry et Olivier [Renard], a-t-il dit, tout en ajoutant qu’il lui est difficile de tourner la page malgré tout. Je ne savais pas qu’un poste d’adjoint allait s’ouvrir. [...] Mais je suis là pour apprendre, tout en montrant ce que je suis capable de faire.»

«J'ai un coup de coeur et la ville et ça bien longtemps que j'ai envie de revenir et j'ai l'occasion. Comme on dit chez moi, le train ne passe qu'une fois et je n'ai pas hésité.»

Concernant Henry, qu’il ne pourra pas côtoyer, il a dit accepter son choix de partir.

«Je suis placé mieux que quiconque pour comprendre sa décision. C’est une déception, car il connaît et parle tellement bien le football», a-t-il émis.

Adaptation   

Maintenant, il ne craint pas d’interagir avec de nouvelles personnes, même s’il est reconnu pour ses sautes d’humeur occasionnelles.

«J’ai mûri, je dois apprendre à gérer mes émotions et à faire passer mon message, porter mon expérience. J’ai un beau vécu, mais je dois m’adapter à la personnalité de chacun, a-t-il indiqué. J’espère apporter pas mal de choses à Montréal, redonner aux partisans ce qu’ils m’ont donné avant.»

Évidemment, ce retour à Montréal a aussi des motifs familiaux, car Ciman pourra permettre à sa fille autiste de recevoir de meilleurs traitements ici.

«J’avais des possibilités ailleurs comme joueur, [...] mais mon objectif, c’est d’être à Montréal. Le bien de ma femme et des mes enfants passera avant n’importe quoi d’autre. Je suis très heureux de mon choix.»

«J'en avais encore sous le pied et j'aurais pu apporter quelque chose sur le terrain, mais je ne suis pas dans la rancoeur et dans la frustration.

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Au podcast XI MTL, Frédéric Lord et Patrice Bernier reviennent sur le départ de Thierry Henry et sur ses successeurs potentiels. On effleure aussi la carrière de chauffeur Uber de Patrice et Frédéric menace ceux qui ne répondent pas à ses messages textes.

CITATIONS DU POINT DE PRESSE

«Mon but premier était de revenir de toute façon et ça faisait longtemps qu'on en discutait avec Olivier (Renard) et Thierry (Henry).»

«À partir du moment où Thierry et Oli étaient d'accord, ils m'ont offert cette opportunité et je l'ai saisie à deux mains.»

«J'ai un coup de coeur pour la ville et ça fait bien longtemps que j'ai envie de revenir et j'en ai l'occasion. Comme on dit chez moi, le train ne passe qu'une fois et je n'ai pas hésité.»

«J'avais parfois des réactions en tant que joueur qui étaient peut-être trop expressives pour certains, mais c'est ma façon d'être (...) je suis prêt à apprendre, à apporter mon expérience et mon vécu, mais je dois aussi m'adapter à la personnalité de chacun.»

«Oui, c'est une déception (le départ d'Henry) parce que c'est quelqu'un qui connaît tellement bien le football que je voulais apprendre avec lui», mais comprend les raisons familiales derrière son départ.

Son départ en 2017 «n'était pas voulu et était déchirant pour moi»

«Je suis novice, je viens d'arriver je vais apprendre du staff qui est déjà en place»

«J'avais une bonne relation avec Bob (Bradley, au LAFC) qui a été un mentor avec moi, alors que j'arrivais triste»

«Il y a beaucoup de choses que j'appréciais de Thierry Henry, la relance par l'arrière (...) c'est important de jouer un beau football», estime que l'équipe est jeune et a le potentiel de surprendre

«J'en avais encore sous le pied et j'aurais pu apporter quelque chose sur le terrain, mais je ne suis pas dans la rancoeur et dans la frustration (...) je suis prêt à relever ce défi et je suis très satisfait et heureux de mon choix.»

Sur ses années à Toronto: «ça devenait impossible à vivre avec moi qui était là-bas et mes enfants qui grandissent et ma femme qui s'occupait de tout.»

«Mon fils en a pleuré de joie tellement il était content (de son retour à Montréal), ce n'est pas facile pour un petit garçon de voir son papa partir.»

Wilfried Nancy: «il connaît le club sur le bout des ongles (...) il a tellement de vécu, appris de tous les entraîneurs qu'il a connus, il connaît le football» et le croit capable d'être entraîneur-chef.