Canadiens de Montréal

Maxim Lapierre: «L’équipe ne répondait plus»

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Pour l’analyste hockey de TVA Sports Maxim Lapierre, les jours de Claude Julien avec les Canadiens étaient comptés. 

Même si l’ancien attaquant ne pensait pas que le club procèderait à un changement aussi rapidement, les performances récentes avaient de quoi inquiéter.

À voir dans la vidéo, ci-dessus.  

«Depuis quelques matchs, l’équipe ne répondait plus, note-t-il. Je ne dis pas qu’elle manquait d’émotion, mais elle ne savait plus où elle s’en allait sur la patinoire. On n’avait pas de plan précis en avantage ou en désavantage numérique et même à cinq contre cinq.

«Hier (face aux Sénateurs), les joueurs avaient de la misère à entrer dans le territoire. Ce n’était pas un manque de respect envers l’entraîneur, c’était un manque de direction.»

Pour Lapierre, les succès du CH au début du calendrier ont forcé les formations adverses à mieux décortiquer leur attaque.

«Après les 10 premiers matchs de la saison, on dirait qu’ils n’étaient pas capables de s’ajuster aux autres équipes, qui, elles, se sont ajustées à eux.»

L’analyse et ancien défenseur Alexandre Picard abonde dans le même sens quant au moment choisi pour limoger Julien après quatre ans.

Selon le Gatinois, le fait que le Tricolore semblait chercher ses repères dans les 15 premières minutes de la rencontre face aux Sénateurs, à Ottawa, était un signe inquiétant.

«Tu joues peut-être ta saison et tu ne veux pas revivre la séquence de défaites de l’an dernier. La réaction des joueurs en début de match me laisse perplexe.»

Pour Lapierre, des décisions qu’a prises Julien à l’égard de certains vétérans ont possiblement agacé d’autres joueurs.

«Est-ce que le fait d’avoir mis Tatar dans les gradins a fâché quelques vétérans? Est-ce que d’avoir laissé de côté Romanov, qui performait, au profit de Mete - dont l’agent a publiquement exprimé son désir d’être échangé - a créé un petit problème dans l’environnement? Je ne sais pas.

«Je ne pense pas que les gars ont cessé de jouer pour Claude Julien, mais je pense qu’il n’avait plus la solution pour relancer ce groupe-là... qu’il n’a pas relancé l’année dernière.»

Pour Picard, l’exécution sur la glace posait particulièrement problème.

«Pendant le match (de mardi), le mot qui me vient en tête est ‘désorganisé’. Quand t’as Claude Julien comme entraîneur-chef, qui a gagné la coupe, tu ne peux pas te permettre ça au 18e match. 

«C’est certain qu’entre les deux matchs à Ottawa, Marc Bergevin a parlé à des vétérans de l’équipe. On peut penser à des gars comme Carey Price Shea Weber ou Brendan Gallagher. Il a consulté le vestiaire pour voir ce qui se passait.

«Quand tu vois une équipe désorganisée de la sorte, tu te dis que tu as besoin d’un électrochoc. Un gros changement.»

Voyez la suite de l'analyse ici :