Canadiens de Montréal

CH: des erreurs coûteuses

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Avec la machine offensive sur laquelle ils misent, il ne faut pas laisser trop long de corde aux Maple Leafs. Le Canadien l’a appris à ses dépens hier soir.

Le plan de match était clair et fut, en partie, bien exécuté. Toutefois, quelques erreurs isolées, particulièrement à 4 contre 4, ont coulé la troupe de Claude Julien.

«Sur le premier but à 4 contre 4, on leur a donné la rondelle quatre fois dans notre territoire avant qu’ils marquent. Ça leur a donné de l’énergie. Ils ont fini la deuxième période en force», a expliqué l’entraîneur-chef du Canadien.

«Sur l’autre but à 4 contre 4, on avait deux gars sur le même joueur. On a laissé un de leurs joueurs lancer librement de l’enclave. Ce sont des erreurs qui ont été coûteuses. Les Leafs sont une équipe qui te fait payer ce genre d’erreurs», a-t-il ajouté.

Les gros canons silencieux

Malgré le revers, le Tricolore est parvenu à museler les gros canons des Leafs. Auston Matthews a récolté un 16e point, mais il a dû attendre jusqu’à ce que Zach Hyman marque dans un filet désert pour l’obtenir. Mitch Marner et lui ont été limités à un total de cinq lancers.

Évidemment, ce n’est pas un baume suffisant pour soulager la douleur de ce revers.

«On n’a pas réussi notre couverture, on n’a pas gagné. Tu dois faire du bon travail contre tout le monde», a martelé l’entraîneur-chef du Canadien.

Byron n’est pas à 100 %

Lundi midi, avec le retour imminent de Joel Armia, Julien avait indiqué que l’heure des choix difficiles approchait. Alors qu’on imaginait Corey Perry sortir de la formation, c’est Paul Byron qui a pris place sur la passerelle.

Questionné sur ce retrait, le pilote franco-ontarien a d’abord indiqué que Byron avait simplement été laissé de côté («healthy scratch»). Par la suite, il a affirmé que Byron était «capable de jouer, mais n’est pas à 100 %».

Julien a fait cet aveu après avoir expliqué sa décision d’avoir préféré Perry à Byron.

«On trouvait important que Corey soit dans la formation pour l’utiliser sur l’attaque massive. On a besoin de buts, a-t-il mentionné. Ça ne veut pas dire que Paul ne jouera plus jamais. C’est simplement qu’on avait besoin de retrancher un joueur.»

Au-delà de l’état de santé de l’attaquant ontarien, c’est un choix qui se défend. Byron est toujours en quête d’un premier but cette saison. Et Julien a suffisamment de soldats capables d’évoluer en infériorité numérique pour s’en passer.

Toutefois, l’attaque massive du Tricolore a été blanchie pour la quatrième fois en six matchs, n’obtenant que deux tirs au but. Au cours de cette période, il n’a converti que deux de ses 21 occasions pour un très modeste pourcentage de 9,5 %.