Crédit : Jerome Miron-USA TODAY Sports

Club de foot Montréal

Le premier choix de Struna n'était pas Montréal

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Parmi tous les joueurs acquis par l’Impact récemment, l’arrière central Kiki Struna semble être un pari intéressant.

Le Slovène de 30 ans est d’abord devenu le joueur le plus âgé d’une équipe très jeune.

Obtenu du Dynamo de Houston en retour de Maxi Urruti le mois dernier, Struna pourrait imiter son ancien et nouveau coéquipier Romell Quioto et trouver un nouvel élan à Montréal.

Parce que dans les deux cas, les joueurs n’avaient plus leur place dans l’effectif du club texan. Si Struna peut faire comme Quioto, qui a été le joueur montréalais de l’année en 2020, ça sera un autre beau succès du directeur sportif, Olivier Renard.

Peu loquace

Le gaillard de 6 pi 2 po a disputé 29 des 34 matchs du Dynamo en 2019 et a joué 17 matchs dans une saison écourtée en 2020, mais il a passé les cinq dernières rencontres de son équipe sur le bout du banc.

Appelé à expliquer cette situation, Struna a été peu loquace.

«C’était la décision de l’entraîneur. Je ne peux pas vous en dire plus.»

Ce n’est donc pas lui qui va nous éclairer sur les raisons qui ont motivé Tab Ramos à le laisser de côté.

Heureux, mais...

Questionné à savoir s’il était heureux de se retrouver à Montréal, Struna, dont le vrai prénom est Aljaz, y est allé d’une déclaration plutôt étonnante.

«Pour être honnête, mon premier choix était de retourner en Italie. Je suis maintenant un joueur de Montréal et je vais donner mon 100 % pour cette équipe.»

Cela dit, Struna assure qu’il attend patiemment chez lui à Piran, une ville de l’est de la Slovénie située à 30 minutes de la frontière italienne.

«J’attends de pouvoir rentrer à Montréal. Mes sacs sont prêts, je le suis aussi.»

Il a toutefois vanté l’aspect européen de Montréal qui est séduisant pour son épouse et lui.

«Notre première réaction a été de se dire que nous allions apprendre une nouvelle langue. Je suis heureux parce que j’ai joué plusieurs années en Italie et Montréal est bien connu là-bas.»

«Je sais que c’est une organisation qui compte sur beaucoup d’Européens et je sais que c’est une équipe qui a une mentalité différente des autres formations de la MLS.»

Des questions

Quand il a su qu’il s’en venait à Montréal, Struna avait des joueurs vers qui se tourner afin d’en savoir plus sur la ville et le club puisqu’il a été coéquipier de Quioto et de Victor Cabrera, arrivé à Houston l’an passé dans la transaction qui a amené Quioto à Montréal.

«Je sais que Romell est très heureux ici et qu’il est devenu un joueur différent. Il ne m’a dit que des choses positives», a confirmé Struna, qui n’a toutefois pas parlé à Cabrera.

Quant à ce qu’il peut apporter à l’équipe, il préfère s’en remettre à la direction même s’il soutient aimer avoir le ballon et être bon tactiquement.

«J’ai discuté avec Olivier [Renard] et je crois que je cadre dans le système de Thierry Henry, ce qui fait qu’il aimait ce que j’avais à offrir.

«Mais probablement que le personnel d’entraîneurs a une meilleure idée de ce qu’ils veulent que j’apporte.»