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Tennis

«C’est lourd» – Félix Auger-Aliassime

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Le chiffre 7 est associé à la chance ou au succès. Mais pas pour Félix Auger-Aliassime, qui s’est incliné pour la septième fois en autant d’occasions en finale d’un tournoi de l’ATP dimanche matin à Melbourne.

Il a perdu 6-2 et 6-3 contre le Britannique Daniel Evans en finale du Murray River Open. Il s’agissait d’un premier titre en carrière pour la 33e raquette mondiale.

À 20 ans, ce qu’Auger-Aliassime a réalisé depuis le début de sa carrière est exceptionnel. Toutefois, il n’a pas encore été capable de finir en beauté une semaine où il a joué du tennis solide.

Une chose est particulière. Il n’a pas remporté une seule manche lors de ses sept présences en finale d’un tournoi. La fois où il est passé le plus près ? Contre l’Italien Matteo Berrettini au tournoi de Stuttgart en 2019 où il avait été au bris d’égalité.

Est-ce qu’on peut commencer à parler d’un blocage mental dans le cas d’Auger-Aliassime? C’est une question qui doit chicoter la 21e raquette mondiale. Une chose est sûre, il est bien conscient de cette guigne qui s’acharne sur lui.

«Ce n’est pas de mieux en mieux, a indiqué Félix Auger-Aliassime au représentant du "Journal de Montréal" au sujet de sa déveine en finale. C’est de plus en plus difficile à gérer.

«C’est la situation et je dois l’accepter. Je dois composer avec et faire de mon mieux. Ce n’est pas facile. C’est lourd. Je vais essayer de trouver un moyen la prochaine fois.»

Match à oublier

Contre Evans, Auger-Aliassime a disputé un match qu’il voudra rapidement oublier.

Après un bon départ, son jeu a rapidement sombré avec un total de 32 fautes directes. Sa nervosité lui a fait rater plusieurs opportunités intéressantes sur le terrain. La balle a souvent frappé son cadre alors qu’il pouvait avoir un coup gagnant.

Le Québécois n’avait pas le même mordant qu’il avait démontré durant son chemin vers la finale. Il n’avait surtout pas la même confiance. Pendant ce temps, de l’autre côté du filet, Evans était en pleine possession de ses moyens.

«Ce ne fut pas un bon match de ma part, a précisé Auger-Aliassime. Evans a disputé un bon match et il faut lui donner du mérite. Il a fait ce qu’il avait à faire.

«Il a été agressif et il a bien bâti ses points. De l’autre côté, je n’ai pas disputé un bon match.»

Lorsque la même question lui a été posée en français, il a été plus volubile.

«Je ne me sentais pas très bien dans le match. J’ai eu quelques bons passages, mais ils étaient très courts. C’était beaucoup en dents de scie.

«J’ai très mal servi par rapport à ce que j’avais fait depuis le début du tournoi. Ce n’était vraiment pas une bonne journée.»

La vie dans la bulle

Dans les derniers jours, le comité organisateur des Internationaux d’Australie a eu une bonne frousse alors qu’un cas positif de COVID-19 a été déclaré à l’intérieur de la bulle.

Tous les joueurs et les entraîneurs ont été immédiatement confinés pour éviter une éclosion qui aurait pu forcer l’annulation du premier tournoi du Grand Chelem de la saison 2021.

«On a passé une quarantaine avec des règles assez sévères, a souligné Auger-Aliassime. J’ai eu la chance d’aller m’entraîner à l’extérieur de la bulle contrairement à d’autres joueurs qui ont été contact avec le virus soit dans l’avion ou ailleurs. Nous avons de bonnes conditions.»