LHJMQ

Un match à oublier pour les Remparts

Roby St-Gelais

Publié | Mis à jour

Certains matchs se doivent d’être oubliés rapidement. Celui de samedi après-midi des Remparts de Québec rentre dans cette catégorie.

Efficaces depuis le début du troisième événement en environnement protégé au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, les hommes de Patrick Roy ont montré un visage totalement différent contre l’Océanic, samedi, s’inclinant 3 à 2 en prolongation.

Un pointage serré qui ne reflète pas l’allure de la rencontre durant laquelle les Remparts ont connu plusieurs ennuis, à commencer par les sept pénalités qu’ils ont écopées.

L’Océanic a d’ailleurs inscrit trois buts sur le jeu de puissance, dont celui d’Adam Raska en prolongation. L’attaquant tchèque a complété son tour du chapeau pendant qu’Evan Nause réfléchissait au cachot après avoir servi une mise en échec par-derrière à Zachary Bolduc une minute plus tôt. Cette fin a laissé un goût amer dans la bouche de Roy.

«C’est dur de lui en vouloir [à Evan Nause], parce que c’est l’arbitre qui était à la ligne bleue éloignée [celle en entrée de zone de l’Océanic] qui a pris la décision, a pesté l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts.

«Ça fait à peu près quatre, cinq matchs que je vois Bolduc jouer et il fait tout le temps la même affaire : il se tire à terre. Un moment donné, ce n’est pas moi qui s’occupe des arbitres, il y a du monde qui s’occupe des arbitres.»

Offensive en panne

N’empêche que les Diables rouges ont été dominés 36-20 au chapitre des tirs au but, ne décochant qu’un maigre tir sur la cage défendue par Raphaël Audet en troisième période. De l’autre côté, Thomas Sigouin a multiplié les bijoux pour aider ses coéquipiers à y croire jusqu’à la fin.

«Heureusement [qu’il était là], car ça aurait pu être très différent, a avoué Roy, qui n’avait pas trop envie de s’attarder sur cette sortie difficile. Je suis déçu de la façon dont on a joué du début à la fin. J’ai trouvé qu’on n’a pas compétitionné. Rimouski était sur la rondelle et on n’a pas joué un match à la hauteur de mes attentes.»

«Ça fait une couple de matchs qu’on a de mauvais départs, a renchéri le capitaine Thomas Caron, auteur du premier but des siens. On est obligé de se faire un wake-up call dans la chambre. Il faut revenir à la base, envoyer des rondelles au filet et avoir une éthique de travail.»

Québec demeure malgré tout au huitième rang du classement général avec un pourcentage d’efficacité de ,633. Pour l’Océanic, qui grimpe au 16e échelon (,370), il s’agissait d’un deuxième gain d’affilée. Le départ canon au premier engagement a donné des ailes à la troupe de Serge Beausoleil.

«Ça nous a permis de prendre une bonne assurance dans le match, a mentionné le pilote rimouskois. On a une équipe très jeune et les gars, tranquillement, apprennent à jouer ensemble et quand ils voient qu’ils sont capables de faire de belles choses, c’est toujours très positif.»

En vitesse

Les Remparts complèteront leur séquence de six matchs en neuf jours dans l’environnement protégé de Rimouski dimanche sur le coup de midi en se mesurant au Drakkar de Baie-Comeau.