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Ski et planche

Ski alpin: Laurence St-Germain vise le Top 10

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À l’aube du championnat mondial de ski alpin, dont le coup d’envoi sera donné lundi à Cortina d’Ampezzo, Laurence St-Germain a confiance en ses moyens.

Auteure de trois Top 10 cette saison, St-Germain sait maintenant qu’elle peut rivaliser avec les meilleures en slalom.

«Je suis plus constante et je sens que je suis dans la compétition, a-t-elle mentionné. Les Jeux olympiques de 2022 à Pékin approchent à grands pas et je suis sur un bon élan. Je me rapproche des meilleures. Je continue de m’améliorer et je vais continuer de le faire encore longtemps.»

Trop ambitieux de viser le podium dès cette année au mondial?

«En ce moment, le niveau est vraiment élevé en slalom avec quatre ou cinq filles qui sont toujours sur le podium, a souligné la skieuse de Saint-Ferréol-les-Neiges. Un podium en ce moment serait difficile, mais ce n’est pas impossible. Un podium pourrait venir dans les prochaines années en poursuivant ma progression.»

Si le podium sera difficilement accessible, St-Germain est convaincue qu’elle est en mesure de se glisser dans le Top 10.

«Mon objectif est de terminer dans le Top 10 et c’est réalisable, a déclaré l’ancienne porte-couleurs de l’Université du Vermont dans la NCAA. Ça serait encore mieux si je pouvais terminer dans le Top 5. Si je skie bien, je suis capable de le faire. Avec ma 8e position à Flachau, je suis de retour en force. Je dois faire preuve de constance, mais j’ai maintenant placé la barre vraiment haute. Je réussis à me concentrer sur mon ski au lieu de penser aux résultats.»

Sixième position

Au dernier mondial à Are, en Suède, en 2019, la skieuse de 26 ans avait surpris tout le monde avec une sixième position en slalom.

«C’était mon meilleur résultat en carrière et je ne m’attendais pas à ça du tout, a-t-elle reconnu. Ce n’était pas du tout dans mes objectifs. Maintenant que je suis plus à l’aise, je vise des Top 10 à toutes les courses et de la constance. Je suis là mentalement et techniquement, mais je manque un peu de constance.»

Depuis sa 8e place le 12 janvier à Flachau, en Autriche, St-Germain se dirige dans la bonne direction.

«Cette course annonce bien pour le mondial, a raconté celle qui a pris le 15e rang aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018. J’étais super contente de mon début de saison avec des 6e et 8e places à Levi en Finlande en novembre. J’étais bien partie, mais j’ai connu deux moins bonnes courses (19e et 21e) pendant la période des Fêtes. Mes attentes étaient devenues plus grandes et j’étais un peu déçue.»

St-Germain s’est bien adaptée à ce nouvel environnement en période de pandémie. L’équipe canadienne féminine a établi son camp de base à Ransun, en Italie, pour la majorité de son séjour en Europe. Les filles logent dans des appartements où elles sont seules avec le personnel.

«C’est bizarre qu’il n’y ait pas d’amateurs, mais nous sommes vraiment chanceuses de pouvoir faire des courses. On peut skier à proximité dans des montagnes qui sont fermées au public. Ça se passe bien et je me sens en sécurité. On skie tout près de notre maison. On ne rencontre personne. La situation aurait été très différente s’il avait fallu se déplacer d’un hôtel à l’autre.»