Victor Mete souhaite changer d’air

Jonathan Bernier
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Les gens heureux n’ont pas d’histoire, dit le vieil adage. Les équipes qui gagnent non plus, d’ailleurs. C’est donc par un hasard drôlement bien synchronisé qu’on a appris, samedi soir, que Victor Mete avait exigé une transaction.
Une nouvelle d’abord lancée par le collègue Salim Nadim Valji, de TSN, pendant le deuxième entracte, puis confirmée ultérieurement par Darren Ferris, l’agent du défenseur, à TVA Sports.
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«À ce moment-ci, je n’émettrai pas de commentaire supplémentaire», a indiqué Ferris au Journal, dans un échange de micromessages.
L’auteur de ses lignes souhaitait s’enquérir de l’origine de cette demande. Est-elle attribuable au statut de Mete depuis le début de la saison ou date-t-elle de plus longtemps ?
«Dans un monde idéal, il aimerait demeurer [à Montréal], mais il n’y a aucune opportunité pour lui», avait-il répondu, plus tôt, à la chaîne sportive de Québecor.
Âgé de 22 ans, le défenseur n’a participé à aucun des huit matchs du Canadien depuis le début de la saison. Un gros pas de recul (un autre) pour le gaucher qui, il y a à peine deux saisons, était le partenaire de jeu de Shea Weber.
Il faut dire que, à l’époque, le Canadien était loin d’avoir la même profondeur qu’aujourd’hui à la ligne bleue. Depuis ce temps, ce sont ajoutés Ben Chiarot, Brett Kulak, puis Joel Edmundson et Alexander Romanov.
La faute à Romanov
D’ailleurs, il semble que l’émergence du Russe ait sonné le glas de Mete. Déjà, son temps de jeu avait été passablement réduit dans la bulle torontoise. Il avait été le défenseur le moins utilisé par Claude Julien et Kirk Muller (12 min 30 s).
À l’occasion, on lui offrait des minutes sur la deuxième vague de l’attaque massive (1 min 6 s par match).
Or, Romanov est maintenant le troisième homme de confiance des entraîneurs montréalais à la pointe, derrière Weber et Jeff Petry, sur le premier quintette.

Marc Bergevin ne souhaite certainement pas se départir de l’Ontarien. Celui-ci a quand même une expérience de 171 matchs dans le circuit Bettman. Comme l’entraîneur du Tricolore ne cesse de le marteler depuis le premier jour du camp, il y aura assurément des blessés.
De plus, le directeur général du Canadien a perdu Noah Juulsen au ballottage, alors qu’il était en cours de procédure pour le placer sur l’escouade de réserve.
La situation contractuelle des deux jeunes joueurs étant pratiquement identique, c’est justement parce qu’il avait une plus grande crainte de perdre Mete de cette façon qu’il a préféré courir le risque avec Juulsen.
Pour l’unité du groupe
Plus tôt cette semaine, Julien était revenu sur la situation délicate qui concerne les membres de son escouade de réserve. Un groupe dans lequel, techniquement, Mete se rapproche beaucoup plus.
«Il y a des équipes qui ont choisi de séparer le groupe de joueurs actifs de celui des réservistes. De notre côté, que ce soit à domicile ou sur la route, on préfère que tout le monde soit dans le même vestiaire, avait-il déclaré, vendredi.
«On fait tous partie du même groupe. Je crois qu’ils apprécient le fait de se sentir inclus. Ils savent qu’ils sont aussi importants que les autres joueurs.»
«Ça leur permet également de se trouver dans un bon état d’esprit. Ils travaillent fort dans les entraînements. De cette façon, on leur démontre qu’on les tient en haute estime et qu’on veut continuer de travailler avec eux», avait-il pris soin d’ajouter.

Il faut dire que la situation de Cale Fleury et de Ryan Poehling, deux membres de cette escouade, n’est pas tout à fait la même que celle de Mete. Leur statut est encore loin d’être défini.
Pour poursuivre leur développement, ils seront sans doute renvoyés dans la Ligue américaine, à un certain moment, lorsque le Rocket entreprendra sa saison.
Pour Mete, pareil renvoi serait assurément un affront. Sans compter qu’il serait probablement réclamé par une autre formation au cours du processus.