Jordan Staal médusé par la COVID-19
Agence QMI
Partager
Bien qu’il ait suivi les protocoles en place, Jordan Staal a avoué avoir été à l’origine de l’éclosion de cas de COVID-19 chez les Hurricanes de la Caroline et il se sent très mal.
Ayant repris l’entraînement mardi, Staal s’est dit dubitatif quant à toute la situation. Il a indiqué avoir obtenu le premier résultat dans l’équipe, et ce, malgré le fait que ses seules sorties, outre celles liées au hockey, ont été effectuées à l’épicerie. Il a ainsi été assez surpris de tomber malade.
- À lire aussi: Sénateurs: D.J. Smith en veut pas mal plus de ses joueurs
- À lire aussi: Le deuxième gardien des Leafs sur le carreau
«J’ai été le premier à avoir un résultat positif [dans l’équipe]. Ainsi, les chances que j’aie [contracté la maladie] dans le vestiaire sont très minces», a dit Staal dans une vidéoconférence.
«Vous commencez à revenir en arrière. À part entrer à l’épicerie, il n’y a pas grand-chose. Personne d’autre ne l’a eue dans ma famille, donc c’est étrange. Ça se répand vraiment facilement dans notre monde.»
Des excuses
Si Staal peut maintenant mettre la maladie derrière lui, cinq autres joueurs du club sont encore en isolement, puisque leurs noms ont été inscrits à la liste de COVID-19. Il s’agit de Jesper Fast, Jordan Martinook, Jaccob Slavin, Teuvo Teravainen et Warren Foegele.
En raison des protocoles très sévères visant à empêcher toute propagation, les Hurricanes sont par ailleurs en congé forcé depuis le 18 janvier et devraient reprendre l’action jeudi contre les Lightning de Tampa Bay, à moins que d’autres reports soient nécessaires.
Staal n’a d’ailleurs pas caché qu’il se sentait coupable et il s’est excusé à plusieurs reprises de la situation, même s’il estime avoir été prudent.
«Personne ne veut être ce gars [qui fait entrer la maladie dans l’entourage de l’équipe] et ce fut moi. J’essayais d’être prudent. C’est malheureux. Je me sens mal pour les gars assis dans leur chambre d’hôtel. Ce n’est pas amusant. Je pense que tout le monde fait attention, mais on va tous prendre ça un peu plus au sérieux. Nous ne voulons plus perdre de matchs.»
Un homme libre
Le capitaine de la formation de Raleigh s’est également dit soulagé de pouvoir sortir de cette période d’isolement après 10 jours de solitude. Rester loin de la famille a été l’aspect le plus difficile, puisqu’il n’a pas souffert de symptômes très graves.
«Pour moi, ç’a duré 24 heures. J’ai eu des frissons. J’ai toussé un peu pendant quelques jours la semaine dernière, mais rien d’incroyable. [...] J’ai fait du mieux que je pouvais pour garder mon corps en forme malgré la situation.»
Cette période lui a également permis de mettre les choses en perspective au cours de cette saison bien particulière marquée par la pandémie.
«Quand tu sors, tu es un homme libre. Les tests sont plus faciles [à supporter] ensuite.»