SPO-VALERIE MALTAIS PRATIQUE MAINTENANT LE PATINAGE DE VITESSE LONGUE PISTE

Photo : Valerie Maltais après une course de 3000 mètres à Calgary en 2019. Crédit : Photo d’archives

Patinage

Le grand jour pour les patineurs canadiens

Ils prendront part à une toute première compétition depuis le début de la pandémie

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Débarqués dans la bulle de Heerenveen, aux Pays-Bas, il y a moins de dix jours, les patineurs de l’équipe canadienne de longue piste pourront finalement disputer une première compétition depuis près d’un an en fin de semaine à l’occasion de la première Coupe du monde de l’année.

Une deuxième Coupe du monde suivra la fin de semaine prochaine, laquelle sera suivie du Championnat mondial du 11 au 14 février

Si certains éprouvaient certaines appréhensions à l’idée de passer cinq semaines à l’étranger en cette période de pandémie, tous sont d’avis que l’expérience se passe très bien jusqu’à présent.

« J’hésitais à me rendre aux Pays-Bas quand nous avons obtenu le feu vert de Patinage de vitesse Canada (PVC) parce que je n’étais pas certaine de vouloir passer cinq semaines dans une bulle en plus des deux semaines de confinement au retour, a expliqué Valérie Maltais, mais j’ai fait le bon choix. Nous sommes un peu plus à risque que si nous étions restés au Canada. Au sein de l’équipe canadienne, les règles de protection sont à un niveau supérieur. On porte toujours le masque à l’entraînement, contrairement aux autres équipes, et on va le retirer pour les courses. En avion, on portait le masque et une visière. »

Coup d’envoi vendredi

« Ce retour sur la glace donne une raison à ma saison, a indiqué Maltais qui prendra le départ de la poursuite en équipe et du départ de groupe, vendredi, lors du coup d’envoi de la Coupe du monde. Malgré les embûches, j’avais fait tout le travail prescrit. Je patinais sur un anneau extérieur à Red Deer depuis le 20 décembre, à raison de deux fois par semaine, jusqu’au moment de notre départ le 11 janvier. C’est fou comme les sensations reviennent rapidement. Après les cinq premiers tours, je me sentais déjà mieux. Ça revient plus vite en longue piste qu’en courte piste. »

S’il était prêt à se plier à toutes les consignes pour disputer une première compétition depuis le Championnat mondial de mars 2020, Laurent Dubreuil aime ce qu’il voit. « On ne se sent pas en prison, illustre le vice-champion mondial. Nous sommes capables d’apprécier le séjour. On peut aller prendre l’air et nous avons de grandes chambres. On ne retrouve que des patineurs dans l’hôtel. Ce n’est pas trop contraignant. 

« Ça fait vraiment du bien de se retrouver sur la glace, d’ajouter Dubreuil. Ça faisait trop longtemps. L’entraînement va bien et je me sens bien, mais ça va être une autre paire de manches en situation de course. Je vais connaître ma valeur après le premier 500 m samedi soir et j’espère être surpris. C’est certain que j’étais rouillé sur le plan technique, mais j’ai atteint un niveau correct assez rapidement avec une progression intéressante à chaque jour. Ça va être plus long toutefois d’atteindre un niveau d’excellence. »

Si certains athlètes avaient des craintes, il en va de même pour l’entraîneur Gregor Jelonek. « Dans les conditions actuelles, ça me faisait un peu peur de passer cinq semaines ici, mais l’organisation a pris des précautions et ça va très bien. Comme entraîneur, ça me manquait d’être sur la glace avec les athlètes. Zoom, le télétravail et le courte piste, ce n’est pas l’idéal. La concentration est à un très grand niveau et les patineurs sont tellement excités. Je suis quand même surpris. Ils bougent bien. Ils n’obtiendront pas leurs meilleurs résultats à la première Coupe du monde, mais les résultats ne seront pas mauvais non plus. Ça va de mieux en mieux à chaque jour. »

En plus de Maltais et Dubreuil, le contingent québécois comprend Alex Boisvert-Lacroix et Béatrice Lamarche. Antoine Gélinas-Beaulieu a préféré poursuivre l’entraînement à Québec. « Comme entraîneur, je respecte sa décision et je ne suis pas inquiet qu’il sera prêt à son retour, a indiqué Jelonek. Parce qu’il souffre d’asthme, Antoine ne se voyait pas dans une chambre d’hôtel et dans une bulle pendant cinq semaines. »

Tous les patineurs canadiens avaient le loisir de décliner ou d’accepter l’invitation sans crainte que leur décision ait des répercussions sur leur statut.