Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

Boxe

Patience récompensée pour Marie-Ève Dicaire

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La patience de Marie-Ève Dicaire a été mise à rude épreuve pendant les négociations pour l’organisation de son combat d’unification contre Claressa Shields. C’est la même chose pour son promoteur Yvon Michel.

Dans les dernières semaines, le patron de GYM est passé à un cheveu de lancer la serviette dans le dossier.

«On a eu une rencontre d’équipe en décembre, a raconté Yvon Michel au "Journal de Montréal". Je voulais qu’on se retire du combat, mais Marie-Ève m’a convaincu de ne pas le faire.

«Elle était prête à faire plusieurs concessions pour que le combat ait lieu. Elle voulait tellement se battre contre Shields. Sa détermination a été phénoménale.»

Après le report de décembre, Michel et Dicaire ont donné un ultimatum au camp adverse. Le combat devait avoir lieu avant la fin de février ou il n’y avait plus d’affrontement.

«Dans ma tête et dans celle de mon entraîneur, le dossier était fermé, a affirmé la championne du monde. On approchait de la date fixée et il n’y avait rien de concret sur la table. On était prêt à passer à un autre appel.»

Michel avait même commencé à plancher sur un plan alternatif. Les noms de Logan Holler et de la championne unifiée à 147 lb, Jessica McCaskill, faisaient partie d’une courte liste.

Changement de cap

La semaine dernière, c’est Dicaire qui était prête à abandonner le projet. La dernière proposition de Salita Promotions, le promoteur de Shields, était loin de répondre à ses exigences.

Cependant, tout a basculé en quelques jours. Le gérant de la championne unifiée, Mark Taffet, s’est retroussé les manches pour satisfaire les demandes de Dicaire et de Michel.

À la grande surprise des deux Québécois, l’Américain a été en mesure de livrer la marchandise. Dans cette entente, on parle d’une bourse garantie plus d’un pourcentage des ventes sur la télévision à la carte aux États-Unis. Puis, dans un partage avec GYM, elle mettra aussi la main sur les revenus des droits canadiens de télévision.

Tout s’est conclu lundi soir avec la signature de la boxeuse québécoise au bas de l’entente. Tout est bien qui finit bien.

Dicaire écrira une page d’histoire de GYM alors qu’elle deviendra la première athlète à se produire dans un combat à la télévision à la carte aux États-Unis