Alexis Lafrenière

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LNH

La pression est forte sur le «prince Alexis»

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Prince Alexis. C’est comme ça que le New York Post surnommait Alexis Lafrenière, quelques heures après que les Rangers de New York en eurent fait le tout premier choix du repêchage de la LNH, le 6 octobre dernier.

«Après avoir dit au revoir au roi Henrik, les Blueshirts espèrent que le premier choix au total, Alexis Lafrenière, est la nouvelle royauté», pouvait-on également lire sur la page frontispice du quotidien new-yorkais. Le roi Henrik, c’est Henrik Lundqvist, à qui les Rangers venaient de racheter la dernière année du contrat.  

Pas de doute, la pression est élevée sur le jeune ailier gauche et, après quelques mois d’attente, il devrait faire ses débuts dans la LNH jeudi face aux Islanders à New York.

L’histoire récente nous a toutefois appris à être prudents avant de penser qu’un premier choix au total aura un impact immédiat à la Sidney Crosby ou Connor McDavid, par exemple. L’an dernier, le premier choix au total du repêchage de 2019, Jack Hughes, a connu toutes sortes d’ennuis à sa première saison dans le circuit Bettman, avec les Devils du New Jersey, n’amassant que 21 points en 61 matchs.

Dans son cas, toutefois, le manque de maturité physique a probablement contribué à ses difficultés. Dans le cas de Lafrenière, ça ne devrait pas être un problème, lui qui s’est présenté au camp d’entraînement des Rangers à 193 lb du haut de ses 6 pi 2 po.

Son coéquipier Chris Kreider n’a d’ailleurs pas manqué de le faire remarquer aux membres des médias lors de l’ouverture du camp d’entraînement des Blueshirts.

«L’un des aspects qui m’a le plus frappé, c’est à quel point il est plus fort physiquement que la moyenne des jeunes de son âge. Il est très solide sur ses patins et il est un compétiteur né», a noté l’attaquant de puissance.

Encore là, ça ne garantit en rien un succès instantané dans la grande ligue, et les Rangers le savent bien puisque Kaapo Kakko, deuxième choix au total derrière Hughes en 2019, a lui aussi connu des difficultés à s’adapter à sa première saison dans la LNH malgré un physique imposant (6 pi 3 po et 199 lb).

Dans quel rôle?  

Cela dit, Lafrenière n’est ni Hughes ni Kakko, mais à la lumière des propos de l’entraîneur-chef des Rangers, David Quinn, ainsi que ce qu’on a pu constater durant le camp d’entraînement, il semble que l’équipe ne lancera pas son no 13 dans la gueule du loup en commençant.

Pour la majorité du camp d’entraînement, il s’est entraîné à la gauche de Filip Chytil et Julien Gauthier.

«L’un des aspects sur lesquels on se concentre avec nos jeunes joueurs est de s’assurer qu’ils arrivent ici et jouent au meilleur de leurs capacités. C’est une ligue difficile pour un jeune de 19 ans, peu importe où tu as été réclamé, où tu as joué et ton niveau de talent. Alexis aura toutes les opportunités de tirer avantage de son talent. Il a été un joueur d’élite pendant plusieurs années et je m’attends à ce qu’il arrive ici, travaille fort et qu’il mérite son temps de jeu», a mentionné Quinn.

Discussion positive  

L’entraîneur-chef a d’ailleurs pris le temps de souper avec son jeune poulain lors de son arrivée à New York, il y a quelques semaines.

«J’ai eu un très bon feeling, a reconnu Lafrenière. On a parlé de hockey, mais aussi de la vie de tous les jours. C’est un très bon entraîneur et il a vraiment une mentalité de gagnant. C’est le fun d’avoir un entraîneur comme lui et je vais continuer de l’écouter.»

Rappelons que Lafrenière est devenu le huitième Québécois réclamé au tout premier rang du repêchage de la LNH depuis 1970, après Gilbert Perreault (1970), Guy Lafleur (1971), Mario Lemieux (1984), Pierre Turgeon (1987), Alexandre Daigle (1993), Vincent Lecavalier (1998) et Marc-André Fleury (2003).