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Crédit : TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Denis Casavant

Avec Derek, ce n'était pas du travail

Avec Derek, ce n'était pas du travail

Denis Casavant

Publié 27 décembre 2020
Mis à jour 27 décembre 2020

Je m’en souviens comme si c'était hier. 

Samedi le 29 juin 2019, j'étais à TVA, préparant mes notes pour la présentation du match entre les Yankees et les Red Sox en direct de Londres. Je devais travailler avec Derek comme analyste, mais quelques heures avant le match, on m'annonce qu'il ne se sent pas bien et que c'est Jacques Doucet qui va travailler à mes côtés. Pourtant, j'avais entendu Derek à la radio le matin même. Puis, quelques jours plus tard, Rodger Brulotte m'annonce que les nouvelles n'étaient pas très encourageantes.

Derek souffrait d'un cancer du cerveau.

Je n'ai jamais eu la chance de faire un autre match avec Derek. J'étais convaincu que le gentil géant serait de retour pour les séries quelques mois plus tard. S'il y a une personne qui pouvait vaincre cette terrible maladie, c'était Derek. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.

Lorsque j'avais la chance de décrire des matchs avec Derek, c'était comme si on était deux «chums» assis derrière le marbre qui commentaient ce qui se passait sur le terrain. Ce n'était pas du travail. Son sens de l'humour et sa passion pour le sport qu'il adorait faisaient de lui un brillant analyste.

Avant chaque match, il faisait un petit «FaceTime» avec son fils Dawson et son épouse Isabelle. Il était un homme heureux et comblé.

Mes plus sincères sympathies à sa famille et ses nombreux amis.

Salut Derek!