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Crédit : AFP

Canadiens de Montréal

Le CH ajoute un gagnant de la coupe Stanley

Publié | Mis à jour

Michael Frolik se retrouvait sur une glace de Boca Raton, en Floride, mercredi matin. Allan Walsh, son agent depuis toujours dans la Ligue nationale de hockey (LNH), cherchait à lui parler pour confirmer la proposition de contrat du Canadien.

À sa sortie de son entraînement matinal dans le vieil aréna de Boca Raton, Frolik a rapidement rappelé son agent. Il a dit oui à l’offre de Marc Bergevin et du CH : un contrat d’un an et de 750 000 $.

«Nous parlions avec le Canadien de Michael pratiquement depuis le début de la période des joueurs autonomes [le 9 octobre], a dit Walsh en entrevue téléphonique au "Journal". Il y avait un intérêt mutuel. Bergevin connaît bien Michael de ses jours avec les Blackhawks.»

«En 2013, Michael jouait un rôle défensif important avec les Hawks lors de la conquête de la coupe Stanley, a-t-il poursuivi. Il était sur la première unité en désavantage numérique et Q [Joel Quenneville] aimait l’utiliser dans les dernières minutes d’un match ou d’une période. Il est un attaquant très responsable défensivement. Il peut aussi jouer à l’aile gauche et à l’aile droite.»

On parle toutefois d’une époque assez lointaine. Frolik a porté les couleurs des Jets de Winnipeg, des Flames de Calgary et des Sabres de Buffalo depuis 2013.

De la profondeur

Claude Julien et Bergevin ont souvent utilisé le mot «profondeur» pour décrire la formation 2020-2021 du CH. L’ajout de Frolik s’inscrit dans cette thématique.

Sur papier, le Tchèque de 32 ans se retrouvera probablement dans la chaise du 13e attaquant. Julien ne manquera pas de munitions sur les ailes avec les Tomas Tatar, Brendan Gallagher, Jonathan Drouin, Josh Anderson, Tyler Toffoli, Joel Armia, Artturi Lehkonen et Paul Byron. Il peut maintenant ajouter le nom de Frolik, un vétéran de 850 matchs dans la LNH, à cette liste.

L’an dernier, Frolik a récolté 14 points (6 buts, 8 aides) en 57 matchs avec les Flames et les Sabres. Il y a deux ans, il avait connu une meilleure saison avec 34 points (16 buts, 18 aides) en 65 matchs à Calgary.

À 32 ans, Frolik a-t-il encore de l’essence dans son réservoir? Pour Walsh, c’est un gros oui. Mais c’est aussi la responsabilité d’un agent de bien vendre ses clients. Au-delà de ce facteur, Walsh a offert deux arguments de poids.

«Michael est un gars qui se garde dans une condition physique irréprochable. Il a participé à cinq camps avec les Flames, ses cinq derniers dans la LNH. Les cinq fois, il a gagné le titre du joueur le plus en forme. Dans le gymnase des Flames, il y a cinq plaques où on peut retrouver le nom de Frolik comme gagnant de ce concours à l’interne.»

«À son âge, Michael veut encore jouer et obtenir un rôle. Il connaît la LNH et sa réalité. Il poussera tous les jours pour gagner sa place, mais il respectera les décisions des entraîneurs. Il a encore une grande passion pour son sport et il n’a jamais subi de blessures sérieuses. Nous verrons ce qui arrivera.»

Des étés à Montréal

Sur le plan personnel, Frolik ne tombera pas dans un univers inconnu au Québec. Il a joué son hockey junior dans la LHJMQ avec l’Océanic de Rimouski en 2006-2007 et 2007-2008.

Et comme la majorité des clients de Walsh, il a passé plusieurs étés à s’entraîner à Montréal.

«À l’exception de cette année en raison de la pandémie, il louait un condo l’été à Montréal. Il avait cette routine depuis l’âge de 19 ans. Il a habité dans le Vieux-Montréal et sur le boulevard René-Lévesque, près du Centre Bell. Il passait environ huit semaines tous les étés à Montréal. Il adore la ville.»

Risque minime

À un salaire de 750 000 $, Frolik n’a rien d’un investissement majeur pour le CH. S’il ne gagne pas un poste parmi les 12 premiers attaquants de l’équipe, il pourrait se retrouver sur l’équipe des substituts (le «taxi squad»). Son salaire ne serait ainsi pas comptabilisé sur le plafond salarial.