Crédit : AFP

Blue Jays - MLB

Les Jays vont-ils réussir un grand coup?

Publié | Mis à jour

Le gérant des Blue Jays de Toronto, Charlie Montoyo, ne cache pas son enthousiasme à l’idée de voir son équipe obtenir des joueurs de premier plan durant la saison morte et il ne ménage pas les efforts à cet effet.

Durant les dernières semaines, le nom de plusieurs athlètes en vue du baseball majeur a été associé à l’organisation ontarienne dans les rumeurs, que ce soit Francisco Lindor, George Springer, Justin Turner, Michael Brantley ou J.T. Realmuto. Cependant, peu importe quelles seront les prises du directeur général Ross Atkins, son entraîneur-chef semble déjà trépigner d’impatience de commencer la campagne 2021, même si le travail est loin d’être fini. Il a d’ailleurs participé à certaines discussions avec des joueurs autonomes afin de les convaincre de s’entendre avec les Jays. 

«J’aime parler de mon équipe et à quel point elle est excitante, a-t-il déclaré au quotidien "Toronto Sun", vendredi dernier. Quand ces appels se terminent, j’ai le sentiment d’être obligé d’aller courir cinq milles, car je suis si enjoué au sujet de notre formation et des gens pour lesquels je travaille.»

«Et ce qui est bien, c’est que ces joueurs savent déjà que nous sommes bons. Ils nous ont vus cette année. Ils ont constaté que notre club est excitant», a-t-il poursuivi.

Des questions importantes 

L’un des freins susceptibles de causer des ennuis à Atkins, Montoyo et compagnie est évidemment l’incertitude reliée à la crise de la COVID-19. Les Jays sont la seule formation canadienne des grandes ligues et risquent encore de dépendre de la volonté du gouvernement fédéral lorsqu’il s’agira d’aborder la tenue de ses matchs locaux en 2021.

«La question numéro 1 qu’on nous pose, c’est si nous allons jouer à Toronto et c’est tout à fait légitime de le demander, a admis Montoyo. Et notre réponse, c’est que nous espérons cela. [...] Puis, les joueurs autonomes nous interrogent au sujet de la frontière et de leur famille. Ce dernier enjeu est important pour Ross et [le président] Mark [Shapiro]: nous prenons soin des familles, donc les athlètes qui se présentent ici n’ont qu’à se soucier de leur jeu et non pas des aspects à l’extérieur du terrain.»

Cependant, le gérant ne se contente pas d’essayer de persuader les cibles intéressant son club. Il veille aussi à rassurer les membres de la formation actuelle qui s’inquiéteraient de quitter sous d’autres cieux ou encore, qui s’interrogeraient sur leur futur au sein de l’équipe. Par exemple, qu’adviendrait-il du joueur d’arrêt-court Bo Bichette si les Jays acquièrent Lindor: sera-t-il sacrifié ou évoluera-t-il à une autre position?

«Quand ils entendent des rumeurs, parfois, j’appelle juste les gars pour leur dire qu’il ne s’agit que de spéculations, a-t-il dit. Ce que j’aime, et je suis chanceux de miser sur cette équipe, c’est que les gars veulent gagner. Et c’est pourquoi ils n’ont aucun problème avec l’idée d’être déplacés ailleurs [en défense, dans le rôle des frappeurs, etc.] pour aider le club à récolter des victoires.»