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Des retrouvailles après neuf mois pour l'Impact

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Neuf mois plus tard, l’Impact de Montréal et le CD Olimpia vont finalement disputer, mardi soir, le match retour du quart de finale qui les oppose en Ligue des champions de la CONCACAF.

Puisque ça fait très longtemps, il est de bon ton de rappeler que le club du Honduras a remporté une victoire de 2 à 1 au Stade olympique lors du premier duel, le 10 mars. 

«On est dans une situation délicate, a reconnu Thierry Henry, lundi. On s’est mis en difficulté en perdant le match aller.

«On a une opportunité de gagner un match. Il faut le gagner avec deux buts d’écart pour passer directement [en demi-finale].»

Terrain neutre 

Normalement, cette rencontre aurait été disputée à San Pedro Sula, au Honduras, mais la situation actuelle fait en sorte qu’elle aura lieu au Explora Stadium d’Orlando devant des gradins vides.

«Ça peut être un avantage pour nous de ne pas avoir à aller au Honduras, on sait que les partisans là-bas ne nous auraient pas rendu la tâche facile», a avancé le défenseur Luis Binks.

Cela dit, l’Impact n’a pas joué depuis près d’un moins pendant qu’Olimpia fonctionne à plein régime, n’ayant perdu aucun match cet automne.

«Quatorze jours sans s’entraîner, on va peut-être un peu le payer», a prévenu Thierry Henry.

Prenable 

Olimpia est donc assis dans le siège du conducteur avec une avance prise à l’étranger et un automne phénoménal.

Mais les joueurs de l’Impact n’ont pas l’intention de se rendre en Floride pour faire du tourisme, surtout que ce voyage viendra avec une nouvelle quarantaine au retour à Montréal. Aussi bien y aller et ramener quelque chose.

«C’est un seul match et tout le monde sait que tout est possible dans un tel contexte», assure Binks.

«Tout le monde croit que ce match est prenable, il n’y a pas de raison pourquoi on ne pourrait pas battre cette équipe», avance le jeune joueur avec confiance.

Erreurs 

Pour en revenir au premier match, l’Impact avait vu Olimpia prendre une avance de 2 à 0 dans les 45 premières minutes, ce qui ne donnait pas une idée réelle de l’allure de la rencontre, selon Henry.

«En première mi-temps, on a fait deux erreurs qui nous ont coûté cher, mais dès que nous sommes allés vers l’avant, ça s’est mieux passé.

«C’est l’une des équipes contre laquelle on a créé le plus d’occasions en deuxième mi-temps», a-t-il insisté en rappelant qu’Olimpia avait ce qu’il fallait pour déranger l’adversaire.

«C’est une équipe directe qui joue avec ses moyens et qui arrive à mettre l’équipe adverse en difficulté assez rapidement parce qu’ils sont très forts physiquement.»

À deux 

L’Impact devra surveiller de près les attaquants Jerry Bengtson et Eddie Hernandez qui aiment se blottir derrière les défenseurs pour attendre les nombreux longs ballons qui leur sont destinés.

«Ils ont deux attaquants qui s’offrent en cible, nous ne pouvons pas nous permettre de manquer de concentration parce qu’ils peuvent nous faire mal», prévient Binks.

Pragmatique, Henry rappelle que si son équipe soigne son jeu aérien, il ne devrait pas y avoir de problème.

«Quand le ballon est en l’air, c’est 50-50, il est libre pour les deux équipes.»

Voyez la conférence de presse de Thierry Henry dans la vidéo ci-dessus.