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Crédit : Andy Devlin/Edmonton Oil Kings H

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Repêchage LNH 2021: «un joueur d’élite» intrigant

Publié | Mis à jour

Dylan Guenther faisait partie de ceux qui devaient attendre patiemment chez eux que la saison de la WHL reprenne. À la place, il a pris la décision de jouer des matchs. Dans un calibre inférieur, certes, mais de jouer.

Le Journal s’était entretenu avec le talentueux joueur de centre des Oil Kings d’Edmonton peu de temps avant qu’il ne prenne la décision de joindre les rangs des Crusaders de Sherwood Park dans l’Alberta Junior Hockey League (AJHL) en attendant le début de la saison de la WHL, prévu pour le 4 février.

«Il n’y a rien de normal en ce moment. Je n’ai pas joué un match depuis huit ou neuf mois. C’est bizarre de penser que cette année est la plus importante de ma carrière jusqu’à maintenant, mais que je sois obligé d’attendre», nous avait-il mentionné.

Finalement, il continuera d’attendre, mais pourra au moins jouer des matchs et se faire voir par les recruteurs de la LNH. Premier choix au total du repêchage bantam de la WHL en 2018, Guenther fait, lui aussi, partie des plus beaux espoirs de la prochaine cuvée. En début de saison, certains allaient jusqu’à le classer parmi les candidats pour le tout premier choix au total tandis que d’autres, plus nuancés, le voient comme le meilleur attaquant de la cuvée.

Bref, il possède un talent indéniable comme en ont fait foi ses 59 points en 58 parties, l’an dernier, à 16 ans.

«Il a un coffre d’outils qui en fait un joueur d’élite, ne se gêne pas à avancer son entraîneur avec les Oil Kings, Brad Lauer. Évidemment, comme chaque jeune joueur, il a encore plusieurs aspects de son jeu à améliorer. Nous l’avions fait jouer cinq parties à l’âge de 15 ans et il avait inscrit quatre buts. Déjà, on pouvait voir qu’on avait un joueur spécial.»

L'exemple de Kucherov et cie

Lauer a travaillé pendant neuf saisons comme entraineur-adjoint dans la LNH, de 2009 à 2018, avant de retourner au niveau junior pour diriger les Oil Kings. Lors de ses trois dernières saisons professionnelles, il était l’adjoint de Jon Cooper avec le Lightning de Tampa Bay.

Il a donc été à même de constater comment plusieurs jeunes joueurs vedettes de cette organisation parviennent à exceller, soir après soir. C’est en citant l’exemple de certains d’entre eux qu’il a travaillé à corriger les lacunes de Guenther, l’an dernier.

«En début de saison l’an dernier, il était un peu frustré. Il était habitué de jouer sur le premier trio et le premier avantage numérique, mais ce n’était pas le cas avec nous puisqu’on voulait y aller graduellement. Par contre, c’est un jeune intelligent et il a vite compris ce que ça prenait pour réussir dans cette ligue. Après 7 ou 8 matchs, il jouait sur notre top-6 de façon régulière. C’est un jeune qui veut toujours apprendre et on regarde beaucoup de clips de Nikita Kucherov ou Steven Stamkos pour comprendre comment ils réussissent à changer l’allure d’une présence à eux seuls.»

La porte est ouverte

Guenther est bien au fait que la course pour le premier choix au total est ouverte comme jamais cette année. Évidemment, avec une saison qui débutera en février, il n’aura pas beaucoup de temps pour se prouver dans le meilleur circuit junior de l’Ouest canadien, mais, n’empêche, il se permet de voir la situation comme un objectif à atteindre.

«Je pense que c’est cool de savoir qu’il n’y a pas encore de consensus clair. Ce n’est pas quelque chose de commun. Il y a plusieurs excellents joueurs admissibles au repêchage cette année et j’ai l’intention de tout donner cette année pour démontrer que je fais partie de l’élite de cette cuvée.»