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MLS

Pas le 25e que la MLS imaginait

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Le commissaire de la Major League Soccer (MLS), Don Garber, procédait à sa traditionnelle conférence sur l’état de la ligue en marge de la Coupe MLS, mardi, et on peut dire que ce n’était pas très «jojo», bien que l’on célèbre le 25e anniversaire du circuit.

Il faut dire que comme toutes les autres ligues professionnelles du monde, la MLS n’a pas été épargnée par les contrecoups de la pandémie.

«Nos revenus sont en baisse de près de 1 milliard $ comparativement à l’an passé. Nous avons aussi fait face à des dépenses qui n’étaient pas habituelles comme des vols nolisés pour toutes les équipes lors de chaque match.»

«L’impact est probablement plus important que ce qu’on avait anticipé et c’est préoccupant, mais nos propriétaires savaient que ça pouvait arriver dès le début.»

En bon père de famille qui se veut rassurant, le commissaire Garber a mentionné qu’il avait bon espoir que 2021 soit une meilleure année, mais ce ne sont que des vœux pieux pour le moment,

«Aucune entreprise ne peut soutenir le genre d’impacts que nous avons subis deux années de suite», a-t-il admis.

Des solutions

On a senti Garber sur la défensive à chaque fois qu’il a été question des finances de la ligue.

Ç’a notamment été le cas quand il a été question du geste posé par la NBA, qui a annoncé qu’elle verserait 30 millions $ à chacune de ses 30 équipes pour les aider à faire face aux nombreux défis financiers.

«J’aimerais qu’on soit en position de distribuer des millions de dollars à nos équipes.»

«Quand on regarde toutes les effets négatifs, 30 millions $ ne permettraient pas à nos équipes de récupérer leurs pertes.»

Force majeure

Pour le moment, la MLS tente de couper où elle le peut plutôt que de chercher de nouveaux capitaux.

«Notre capacité à contrôler nos dépenses est bien plus grande que notre capacité à trouver des nouveaux fonds», a reconnu Garber

«C’est pourquoi nous avons dû faire des compressions de 30 % au sein de notre personnel.»

La ligue avait déjà demandé à son personnel permanent d’accepter une baisse de salaire temporaire de 25 % le printemps dernier.

Avec la possibilité d’un début de saison sans partisans, est-ce que la ligue pourrait invoquer la clause de force majeure prévue dans la convention collective qui lui permettrait de couper dans les salaires advenant une situation exceptionnelle comme une pandémie?

«Il faudrait l’invoquer bien avant de savoir si les partisans seront de retour», a affirmé Garber.

Calendrier

La ligue a déjà annoncé qu’elle avait l’intention d’amorcer sa saison 2021 au mois de mars, mais Don Garber a reconnu qu’elle allait devoir être flexible.

«Dr [Anthony] Fauci croit qu’on ne reverra pas de partisans dans les stades avant l’été et c’est préoccupant pour nous parce que nos équipes tirent d’importants revenus des ventes au stade.»

«Personne ne possède cette date magique, on doit y aller État par État et province par province. On doit faire un calendrier et on ne peut pas attendre de voir l’impact qu’aura le vaccin. On ne sait pas non plus comment les partisans réagiront à l’idée de retourner dans les stades.»

Bref, il y a encore beaucoup d’inconnus même si dans l’état actuel des choses, le mois de mars, c’est presque demain.

Équipes canadiennes

Et qu’adviendra-t-il des équipes canadiennes dans tout ça? L’Impact de Montréal, le Toronto FC et les Whitecaps de Vancouver ont toutes dû jouer en exil aux États-Unis, puisque la frontière est toujours fermée entre le Canada et le voisin au sud.

«Nous sommes préoccupés par leur situation. Nous espérons certainement pouvoir jouer dans nos marchés, mais il est tout simplement trop tôt pour se prononcer sur cette question.»

Il est à peu près impensable qu’on demande aux équipes canadiennes de jouer une autre saison dans de telles circonstances.

Si c’est le cas, celles-ci vont sans doute vivre un exode massif de leurs joueurs qui n’en pourront plus d’être éloignés des leurs pendant de longues périodes.