Impact de Montréal

Un ressourcement apprécié chez l'Impact

Publié | Mis à jour

La quarantaine des joueurs de l’Impact s’est terminée samedi, et ceux-ci ont retrouvé le terrain du complexe sportif Marie-Victorin dimanche, ce qui a fait du bien à tout le monde.

«On est reposés, c’est sûr que de reprendre après deux semaines de quarantaine où tu t’entraînes à la maison sur un vélo, ce n’est pas comme courir», a admis Samuel Piette en visioconférence, lundi. À voir en intégralité dans la vidéo ci-dessus. 

«Les deux semaines ont fait beaucoup de bien, surtout pour moi personnellement, de retrouver la famille et la maison.»

«Juste pouvoir s’entraîner ici à Montréal pour ensuite retourner à la maison, ça fait du bien.»

Piette l’avoue sans détour, ce n’est pas évident de redémarrer la machine après l’élimination de l’équipe aux mains du Revolution de la Nouvelle-Angleterre, le 20 novembre.

«C’est difficile d’une certaine façon parce que chaque fois qu’on revient à la maison et qu’on se place en quarantaine, c’est comme des petites vacances, on n’a pas besoin de se présenter au centre d’entraînement.»

«Mais pour moi, et pour les autres joueurs, c’est la dernière étape et nous aurons ensuite une pause. Il reste trois rencontres.»

S’il parle de trois matchs, c’est ce que c’est le nombre de rencontres qui séparent l’Impact d’un triomphe en finale de la Ligue des champions.

Savoir se reprendre 

Mais pour le moment, les joueurs de l’Impact ne peuvent que rêver puisqu’ils doivent surmonter un recul de 1-2 après avoir perdu lors du match aller du quart de finale contre le CD Olimpia, en mars dernier.

«Si on gagne ce match, on se retrouve déjà en demi-finales. C’est une motivation de pouvoir revenir à la maison avec un trophée.»

Disons que le contexte est bien différent depuis la présentation du match aller. L’Impact a depuis disputé une saison épouvantablement difficile pendant qu’Olimpia a fait la pluie et le beau temps dans le championnat hondurien avec une fiche de 10-0-4 lors du calendrier d’automne, n’accordant que 8 buts en 14 rencontres.

«On a affronté Olimpia en mars dernier, l’équipe a changé et ils sont dans une très bonne forme en ce moment.»

«Lors du premier match, on a été très bons en possession et on a dominé l’équipe adverse, mais on s’est fait prendre sur deux contres. Je pense que ces deux buts étaient très évitables.»

Mais c’est le genre de but que l’équipe a accordé toute la saison. On se demande comment un effectif réduit fera pour résister contre une équipe qui roule à plein régime.

Tout peut arriver  

Piette s’en est remis à un cliché du monde du soccer pour préciser que chaque équipe a une chance égale de l’emporter au début d’une rencontre.

«C’est 90 minutes et je pense que tout peut arriver. On rentre dans ce match-là en se disant qu’il y a de bonnes chances de le gagner. On ne pense pas qu’on va se faire laver.»

Au rayon des bonnes nouvelles,

l’Impact peut se réconforter en se disant qu’il n’a pas besoin de se rendre au

Honduras pour jouer ce match retour puisque toutes les rencontres de la Ligue des champions seront disputées au Exploria Stadium, domicile de l’Orlando City SC.

«Le Honduras, c’est une des places les plus difficiles où j’ai eu à jouer en raison des partisans et du gazon qu’on retrouve là-bas. C’est une atmosphère différente qui peut être intimidante pour des joueurs qui ne l’ont jamais vécue.»

À cet égard, les deux équipes seront donc sur un pied d’égalité.

«Jouer en terrain neutre n’est pas nécessairement un avantage, mais les inconvénients de jouer au Honduras sont mis de côté.»

Bojan et Fanni n’y seront pas 

C’est avec un effectif réduit que l’Impact affrontera le CD Olimpia dans le match retour du quart de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, mardi prochain à Orlando.

L’effectif de 25 joueurs a été dévoilé lundi et le club a confirmé que Bojan et Jorge Corrales seront absents.

Les noms de Rod Fanni et d’Emanuel Maciel figurent sur la liste officielle, mais le premier n’a pas repris l’entraînement avec ses coéquipiers et le second est blessé. Ils ne seront donc pas du match.

Blessés, Ballou Tabla, Maxi Urruti, Lassi Lappalainen, Mathieu Choinière, Steeven Saba, Shamit Shome et Jukka Raitala ne font pas partie de l’effectif. D’ailleurs, les trois derniers ont récemment appris qu’ils ne seront pas de retour avec l’équipe en 2021.

Des trous 

Thierry Henry va donc manquer de munitions pour cette rencontre, que son équipe doit gagner pour pouvoir accéder à la demi-finale.

Dans les buts, il n’y a pas de problème puisque Clément Diop, James Pantemis et Jonathan Sirois sont tous là.

En défense, ça commence déjà à être plus dégarni. On retrouve Rudy Camacho, Luis Binks, Mustafa Kizza, Zachary-Brault Guillard, Joel Waterman, Karifa Yao, Clément Bayiha et Keesean Ferdinand.

Il y a des trous, mais Henry a encore l’option de jouer à deux ou trois arrières centraux.

Ça fait mal 

C’est surtout en milieu de terrain que ça fait mal puisqu’il reste peu de joueurs d’expérience, outre Victor Wanyama et Samuel Piette comme milieux défensifs.

On retrouve aussi Amar Sejdic et Orji Okwonkwo, deux jeunes joueurs qui n’ont pas connu les mêmes tangentes cette année. Le premier est en hausse et le second a vu sa cote baisser.

Derrière eux, on a un chapelet de jeunes joueurs sans expérience, soit Tomas Giraldo et les quatre jeunes embauchés vendredi dernier, soit Nathan-Dylan Saliba, Rida Zouhir, Jean-Aniel Assi et Sean Rea.

Sur le plan offensif, la perte de Bojan va certainement se faire sentir, surtout par Romell Quioto, qui a souvent profité de ses bons services.

Il reste également Mason Toye, qui a encore beaucoup de choses à prouver, et Anthony Jackson-Hamel, qui va y aller de son chant du cygne avec l’Impact, lui qui ne sera pas de retour avec le Bleu-Blanc-Noir en 2021.

Disons que ce club ne se retrouve pas dans les conditions idéales pour surmonter un recul d’un but contre une équipe qui n’a pas perdu un seul match cet automne.

La formation de l’Impact   

Gardiens: Clément Diop, James Pantemis et Jonathan Sirois.

Défenseurs: Rudy Camacho, Luis Binks, Rod Fanni, Mustafa Kizza, Zachary Brault-Guillard, Joel Waterman, Karifa Yao, Clément Bayiha et Keesean Ferdinand.

Milieux de terrain: Victor Wanyama, Samuel Piette, Amar Sejdic, Orji Okwonkwo, Emanuel Maciel, Tomas Giraldo, Nathan-Dylan Saliba, Rida Zouhir, Jean-Aniel Assi et Sean Rea.

Attaquants: Anthony Jackson-Hamel, Mason Toye et Romell Quioto.