Canadiens de Montréal

La malédiction du Saint Patrick frappe le CH

La malédiction du Saint Patrick frappe le CH

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 01 décembre 2020
Mis à jour 01 décembre 2020

Vous connaissez la malédiction du Bambino?

Le célèbre Babe Ruth avait permis aux Red Sox de Boston de gagner trois fois la Série mondiale (1915, 1916, 1918). Cependant, en 1919, les Red Sox avaient vendu le contrat du puissant frappeur aux Yankees de New York avec qui il a gagné quatre autres championnats (1923, 1927, 1928, 1932). Pour leur part, les Red Sox ont attendu 86 ans, soit jusqu'en 2004, avant de remporter à nouveau la Série mondiale.

Au fil des ans, les insuccès des Red Sox étaient, selon plusieurs, liés au départ de Ruth. Une sorte de mauvais sort surnommé la malédiction du Bambino.

Ce qui m’amène au hockey.

La dernière coupe Stanley des Canadiens de Montréal ne remonte pas à 86 ans, mais plutôt à 27 ans. Une attente moins longue que celle des Red Sox, mais trop longue pour plusieurs au Québec. Il s’agit de la plus longue disette du genre dans l’histoire de l’organisation.

Une chose est certaine, qu’on le veuille ou non, l’incapacité de l’équipe de gagner la coupe Stanley coïncide avec le départ du légendaire Patrick Roy.

Depuis la transaction qui a envoyé le célèbre gardien de but avec l’Avalanche du Colorado (6 décembre 1995), les Canadiens ont connu des succès très limités sur la patinoire. 

  • 0 finale de la Coupe Stanley 
  • 2 présences en finale de l’Association de l’Est (2010, 2014) 
  • 9 fois l’équipe a raté les séries 
  • 7 fois l’équipe a été éliminée au premier tour éliminatoire 
  • 6 fois l’équipe a été éliminée au deuxième tour éliminatoire  

Au total, il y a eu neuf changements d’entraîneur-chef et cinq directeurs généraux se sont succédés. Seulement quatre fois le Tricolore a terminé au premier rang de sa section (2007-2008, 2012-2013, 2014-2015, 2016-2017).

Bref, les partisans des Canadiens n’ont pas eu grand-chose à se mettre sous la dent depuis le départ de Roy. Voici des événements marquants qui me viennent à l’esprit. 

  • Il y a eu le retour au jeu de Saku Koivu en 2002 
  • Les trophées Hart et Vézina de José Théodore en 2002 
  • La remontée 1-3 contre les Bruins de Boston en 2004 
  • La saison de 84 points d’Alex Kovalev en 2007-2008 
  • La saison du centenaire en 2009 
  • Les séries de Jaroslav Halak en 2010 
  • Le trophée Norris de P.K. Subban en 2013 
  • Les trophées Hart et Vézina de Carey Price en 2015  

Ce qui me ramène à Patrick Roy.

Il était plus grand que nature. Il était Saint Patrick. Il était le visage de l’organisation. Il était directement responsable des coupes Stanley de 1986 et 1993. Roy était charismatique, déterminé et il savait livrer des performances historiques.

Lorsqu’il a été échangé, c’est comme si les Canadiens avaient perdu leur âme. Et dès qu’il est arrivé au Colorado, il a gagné la coupe Stanley et en a ajouté une autre en 2001.

Patrick Roy. Babe Ruth. Les similitudes sont là. Non?

Il y a eu la malédiction du Bambino avec les Red Sox de Boston.

Je pense maintenant qu’on peut parler de la malédiction du Saint Patrick qui frappe les Canadiens de Montréal.

Quoi faire maintenant pour enlever ce mauvais sort sur le Tricolore?

Peinturer le no 33 sous la glace du Centre Bell?

Nommer une rue autour du Centre Bell en l’honneur de Patrick Roy?

Lui permettre de revêtir l’équipement et son numéro 33 pour un entraînement avec l’équipe actuelle?

Demander au cardinal Marc Ouellet d’organiser une messe symbolique au Centre Bell?

Il faut bien s’amuser...