Crédit : Photo d'archives, Agence QMI

F1

Dumontier s’est rappelé l’accident de Kubica

Publié | Mis à jour

En visionnant le début du Grand Prix de Bahreïn, François Dumontier a lui aussi cru que l’heure avait sonné pour Romain Grosjean.

Les images de son impact avec les glissières de sécurité sont terrifiantes. Miraculeusement, on voit le pilote français sortir de son bolide en flammes par ses propres moyens avant d’être pris en charge par les premiers intervenants.

«Ce qui m’a inquiété», a raconté le promoteur du Grand Prix du Canada, en entrevue téléphonique au Journal, «c’est qu’on n’a rien montré à la télévision pendant quelques minutes. J’ai senti que c’était grave.»

Par la suite, on a vu Grosjean assis dans la voiture de sécurité, secoué certes, mais en bonne forme. Un grand soulagement.

«Cet accident m’a rappelé celui de Robert Kubica au circuit Gilles-Villeneuve en 2007, s’est-il souvenu. C’était horrifiant, mais rien de comparable à ce dont on a été témoins à Bahreïn. La boule de feu, la voiture coupée en deux. Et de longues secondes avant de voir le pilote sortir de sa monoplace...»

Finies les glissières

Dumontier n’est pas totalement contre l’utilisation de ces glissières de sécurité (guard rail) dans lesquelles la Haas de Grosjean s’est encastrée.

«Elles sont aménagées, dit-il, à des endroits déterminés sur des circuits de course où l’on juge que le risque d’accident est faible. Et si Grosjean avait frappé un mur de béton, je pense que l’impact aurait plus que 53 g. Ça aurait peut-être été pire.»

Dumontier a aussi rappelé qu’au circuit Gilles-Villeneuve, à Montréal, il n’y a plus de glissières de sécurité.

«Elles ont été remplacées par des murets en béton et des blocs Tecpro, affirme-t-il. On a aussi éliminé les murs de pneus qui n’ont plus leur utilité tellement les voitures sont rapides aujourd’hui.»