Impact de Montréal

À VOIR: les confidences de Thierry Henry

À VOIR: les confidences de Thierry Henry

Vincent Destouches

Publié 22 novembre
Mis à jour 22 novembre

Six matchs. L’Impact n’a joué que six petits matchs à Montréal, au cours de l’année 2020. Quatre parties de saison régulière de la MLS, ainsi que deux rencontres de Ligue des champions. C’est peu pour créer un lien avec une équipe, avec de nouveaux joueurs, avec un nouvel entraîneur.

J’ai donc voulu m’asseoir avec Thierry Henry, l’entraîneur-chef du Bleu-Blanc-Noir, pour réaliser une entrevue de fond. Ce que je vous propose, avec cet entretien, c’est de partir à la rencontre d’un entraîneur, mais aussi d’un homme. Pendant 40 minutes, Thierry Henry s’est livré comme rarement, se confiant notamment sur quelques traits de sa personnalité, hérités de son parcours de vie.

«Je ne pouvais être que dur avec moi-même, de par ce que mon père m’a inculqué, mais aussi en raison de là où j’ai grandi. Parce que tu ne veux pas y retourner, tout simplement! C’est pour ça que... Je suis tellement exigeant avec moi-même, que je demande la même exigence à tout le monde. Pour moi, personnellement, oublie le talent et tout ce qui s’en suit, si tu ne ramènes pas l’envie sur la table, reste chez toi», dit-il dans un moment fort de l’entretien.

Il revient évidemment sur la gestion de cette saison dantesque – «la chose la plus difficile que j’ai eue à gérer durant ma carrière» – et en profite pour tirer un coup de chapeau à son groupe, qui n’a pas lâché alors que ça aurait été facile de le faire, de son propre aveu. Il se montre également fier de l’évolution de certains joueurs, dont Samuel Piette.

Au cours de la conversation, Thierry Henry détaille également sa philosophie d’entraîneur – «le plus important, c’est d’éveiller leur cerveau» – et explique pourquoi il souhaite mettre en place une équipe qui va jouer de derrière, se positionner haut sur le terrain et presser l’adversaire. Un changement de style et de culture de jeu pour l’Impact qui ne se fait pas sans erreurs.

«On apprend en faisant des erreurs! Le seul truc que je ne tolère pas, et je le dis toujours aux joueurs, c’est d’avoir peur de rater. Rater, ça arrive à tout le monde. Mais quand tu as peur de rater, c’est difficile de réussir...»

Ci-haut, retrouvez la version condensée de l’entretien, diffusée vendredi avant le match entre l’Impact de Montréal et le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Et pour les mordus, pour ceux qui en veulent encore plus, la version intégrale se retrouve juste ici.