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Il y a un an, onde de choc à Toronto

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Il y a un an jour pour jour : onde de choc à Toronto. Les Maple Leafs congédiaient leur entraîneur-chef Mike Babcock. 

Cette décision avait été annoncée au lendemain d’une défaite de 4-2 contre les Golden Knights de Vegas. Au cours de la troisième période, le gardien Marc-André Fleury avait réalisé un arrêt miraculeux pour priver Nic Petan d’un but (à voir dans la vidéo ci-dessus).  

Les Maple Leafs n’allaient nulle part. Au terme de ce revers, ils montraient une fiche de 9-10-2 et apparaissaient au 10e rang du classement dans l’Association de l’Est. 

Sheldon Keefe, qui connaissait énormément de succès dans la Ligue américaine avec les Marlies, a remplacé Babcock, et la formation de la Ville-Reine a ensuite repris du poil de la bête. 

Au moment du congédiement de Babcock, on retiendra qu’on ne trouvait personne à Toronto pour pleurer le sort de l’homme de hockey, pas même un des joueurs des Maple Leafs. 

Babcock n’était pas au bout de ses peines : il allait se retrouver au cœur d’une tempête médiatique entourant le comportement abusif de certains entraîneurs dans le monde du hockey. 

Scandales  

Babcock maintenant congédié, les langues commencent à se délier. On raconte qu’il est un entraîneur détesté, haïssable. 

Une histoire le faisant très mal paraître est révélée au grand jour dans les médias. Lors de la saison 2016-2017, Babcock a posé un geste abject à l’endroit de l’attaquant Mitch Marner, alors une recrue. 

Pendant le voyage annuel où les pères des joueurs accompagnent leurs fils pour des matchs sur la route, Babcock aurait demandé à Marner de lui faire une liste décroissante des joueurs classés selon la qualité de leur éthique de travail.

Désireux de ne pas froisser son patron, l’athlète, qui n’avait que 19 ans au moment de l’incident, a rédigé la liste en question. Par la suite, le pilote était allé réprimander les joueurs qui se trouvaient au bas de cette liste - un geste qui aurait laissé Marner pantois.

L'ancien attaquant des Red Wings de Detroit Johan Franzen, lui, s’est dit victime d’abus verbal. Il a qualifié Babcock de «pire personne qu’il a rencontrée».

S’en est suivi une vague de dénonciations envers les entraîneurs qui a notamment frappé le pilote des Flames de Calgary Bill Peters, forcé à démissionner à la suite d’allégations de racisme. 

Éventuel retour?   

Même si sa réputation a pris un gros coup, Babcock n’a probablement pas dit son dernier mot. 

Il a été considéré pour le poste d’entraîneur-chef des Capitals de Washington finalement décroché par Peter Laviolette.

Babcock agit désormais, loin des caméras, à titre de conseiller pour le personnel d’entraîneurs de l’Université du Vermont. 

Il est difficile de savoir quelles sont exactement ses intentions puisqu’il n’est plus jamais réapparu dans les médias depuis son congédiement.

Toutefois, le temps a le don d’arranger les choses. Quand on considère sa feuille de route, il ne serait pas surprenant que Babcock obtienne une autre chance dans la Ligue nationale. 

Mais ce ne sera pas à Toronto...