Crédit : Vincent Carchietta-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

Une place en éliminatoires quand même méritée

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On ne peut le nier, l’Impact de Montréal a le sens du drame et nous l’a une fois de plus prouvé en attendant à la 88e minute du match de dimanche pour assurer sa participation aux éliminatoires.

Cette équipe a eu maintes chances de garantir son billet pour le tournoi d’automne au cours des dernières semaines, mais la fin de saison a été drôlement pénible.  

Et encore une fois dimanche face au D.C United, on pensait que les carottes étaient cuites quand l’équipe a retraité au vestiaire avec un retard d’un but à la mi-temps (2-1).

On peut comprendre les doutes puisque le Bleu-blanc-noir n’était jamais parvenu à récolter ne serait-ce qu’un seul petit point lorsqu’il tirait de l’arrière après 45 minutes cette saison.

Un but venu d’un peu nulle part   

Le Bleu-blanc-noir a toutefois tiré un lapin de son chapeau avec un superbe but de la tête de Victor Wanyama pour faire 2 à 2 tout juste avant le dernier quart d’heure du match.

Dès lors, l’Impact se retrouvait en séries en tenant compte du résultat des autres matchs, mais une victoire assurait l’équipe de jouer au moins un autre match cette année.

Et ce but est venu d’un peu nulle part sur une contre-attaque lancée par le nouveau venu Mustafa Kizza qui a relayé à Mason Toye sur le flanc gauche.

Toye, qui n’a pas encore été convaincant depuis son acquisition, le mois dernier, a offert une passe parfaite à Romell Quioto qui a enfoncé le dernier clou dans le cercueil de D.C. United avec deux minutes à jouer. Résulat final : 3 à 2 pour l’Impact.

Refus d’abandonner  

Cette équipe, qui semblait dans les câbles depuis des semaines, a tout simplement refusé d’abandonner.

Pourtant, avec son début de match incohérent et un but accordé au D.C. United dès la 9e minute, on s’attendait à ce que la fin d’après-midi soit longue au Audi Field.

Mais comme l’a fait Joe Biden au scrutin présidentiel, le Bleu-Blanc-Noir est revenu de l’arrière.

Au lieu de s’écraser, cette équipe s’est mise à travailler par la suite et n’a mis que quatre minutes à créer l’égalité pour ensuite disputer une bonne première demie.

Il aurait été facile de baisser les bras après le second but des locaux, peu après la demi-heure de jeu, mais ce n’est pas exactement ce qui s’est produit.

On doit d’ailleurs souligner le courage du gardien Clément Diop, blessé au genou droit par des crampons adverses après seulement 40 secondes de jeu. Il est resté dans le match, il était visiblement en douleur et n’a peut-être pas joué comme il aurait dû, mais il a réalisé plusieurs très gros arrêts.

Glissade  

Bien que l’équipe ait connu une fin de saison extrêmement difficile, cette qualification pour les éliminatoires est tout à fait méritée, quoi qu’en pensent certains détracteurs.

Il est vrai que depuis la mi-septembre, l’équipe s’est mise à glisser lentement, mais inexorablement.

Mais cette chute correspond à son déracinement forcé vers le New Jersey en raison de la fermeture de la frontière entre le Canada et les États-Unis.

En effet, depuis ce déménagement, l’Impact présente une fiche de 3-8-1. À cela, on ajoute les nombreuses blessures et le départ de Saphir Taïder pour l’Arabie saoudite, lui qui n’en pouvait plus d’être séparé de sa famille.

Malgré tout ça, l’Impact n’est jamais descendu sous la dixième position, la dernière donnant accès à une place en séries éliminatoires.

Ce simple détail, malgré la fin de saison pénible, devrait suffire à convaincre les plus sceptiques.

Du pain sur la planche  

En attendant le match de barrage contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, le vendredi 20 novembre, l’Impact a du pain sur la planche.

Thierry Henry et son groupe vont vouloir gommer un peu une grosse lacune qui mine cette équipe depuis des années, soit les ballons arrêtés et plus particulièrement les coups de pied de coin.

Dimanche encore, D.C. a inscrit ses deux buts sur des têtes à la suite de corners.

Pourtant, cette équipe a quelques joueurs de bon gabarit pour travailler sur le jeu aérien.

Quoi qu’il en soit, l’équipe dispose d’une dizaine de jours afin d’apporter des correctifs pour être prête pour les «Revs», qui ont trois des quatre affrontements entre les deux clubs cette année.