Boxe

«Un has-been, c'est mieux qu'un never-been!» - Laraque

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L’ex-hockeyeur Georges Laraque a été surpris par les durs propos que le boxeur Simon Kean a récemment tenus à son endroit. Et il ne s'est pas empêché de décocher un jab en retour.

Kean a qualifié l’ancien homme fort des Canadiens de Montréal de «has-been», jeudi, lors de l’émission JiC. Le Trifluvien a été vexé par des commentaires de Laraque au sujet d’un potentiel combat entre lui et Tyson Fury. «Ne va pas là, tu vas te faire tuer Simon», avait prévenu Laraque sur les ondes de la radio 91,9 Sports.   

Invité à son tour à s’entretenir avec Jean-Charles Lajoie, vendredi, Laraque a dit avoir été pris de court par la réaction de Kean. 

«J’ai été surpris d’entendre ça parce que, normalement, en tant qu’athlètes, on se respecte. Beaucoup de personnes pensaient qu’il ne devrait pas se battre contre Fury. En tant qu’analyste à la radio, je dois parler et donner mon opinion», a-t-il fait valoir. 

Laraque, qui considère que Kean n’a jusqu’ici rien cassé dans sa discipline, a ensuite remis en question la crédibilité du boxeur. 

«Si Jean Pascal dit que je suis un has-been, un gars qui a rempli le Centre Bell, un gars qui est champion du monde, c’est différent, a-t-il précisé. Si tu veux me traiter de has-been, assure-toi au moins que, dans ton sport, t’as fait quelque chose parce que, à ce que je sache, il n’a pas encore fait ses classes dans la boxe. Je lui souhaite d’être champion du monde un jour et de vraiment dominer la boxe, mais en ce moment, ce n’est pas là que sa carrière s’en va.» 

Tout compte fait, celui qui a disputé 695 matchs dans la Ligue nationale de hockey (LNH) n’a pas été insulté par le qualificatif employé par Kean. Et il s’est permis, de façon à peine subtile, un bon jab à son endroit...  

«Pour tous les gens qui veulent me traiter de has-been, écoute, j’ai fait 13 ans dans la Ligue nationale, a-t-il rappelé. Je suis content d’être un has-been, parce que c’est mieux qu’un never-been! Au moins, j’ai pu faire quelque chose dans ma carrière. Pour moi ce n’est pas quelque chose de négatif.» 

Mike Tyson : pourquoi pas?     

Laraque a par ailleurs fait passablement jaser lorsqu’il a proposé à l’ancien poids lourd Mike Tyson de venir l’affronter au Québec dans un ring de boxe. Aux yeux de Kean, cela manquait de sérieux, et Laraque cherchait de l’attention. 

Le colosse de 43 ans a tenu à remettre les pendules à l’heure : le danger selon lui est nul et il s’agit d’une belle occasion pour les Québécois de voir à l’œuvre une légende de la boxe. 

«Un combat d’exhibition, c’est trois rounds de deux minutes avec un arbitre, a-t-il précisé. On a un casque. Et si quelqu’un s’énerve, l’arbitre arrête le combat tout de suite. Tu ne peux pas avoir de K.-O. dans les combats d’exhibition. Je ne suis pas assez fou et je n’ai pas mangé assez de coups à la tête au hockey pour penser que j’ai une chance d’avoir un vrai combat de 10 rounds contre Tyson.» 

«Pense à ça deux secondes, a poursuivi Laraque. Si Mike Tyson vient au Québec, ça va coûter peut-être entre 500 000 et 750 000 pour l’avoir ici. On serait une sous carte dans un gala qu’on pourrait tenir ici. Les gens du Québec pourraient le voir et prendre des photos avec lui. Moi, de mon côté, je ne toucherais rien, 100% des fonds iraient à une œuvre caritative.» 

Laraque rappelle que l’ancien dur à cuire des Oilers d’Edmonton Dave Semenko y était allé d’une initiative similaire en invitant Mohamed Ali à croiser le fer. 

«À Edmonton, tout le monde était content que Dave ait fait ça, a-t-il souligné. Il y a plein de gens qui ont pu rencontrer Ali grâce à ça. Pourquoi les gens au Québec ne seraient pas contents?»

Voyez l’entretien complet entre Georges Laraque et Jean-Charles Lajoie dans la vidéo ci-dessus.