Canadiens de Montréal

Martin revient sur son congédiement à Montréal

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Jacques Martin n’est pas l’homme le plus volubile et le plus flamboyant. C’est peut-être pourquoi ses succès en tant qu’entraîneur-chef à Montréal sont un peu passés sous silence. 

Martin a présenté une fiche très respectable de 96-75-25 à la barre du Tricolore, atteignant même la finale de l’Est en 2010. 

Pierre Gauthier l’a congédié le 17 décembre 2011 alors que les Canadiens pouvaient encore espérer participer aux séries éliminatoires. Le CH avait connu un mauvais début de saison cette année-là, mais il reprenait du poil de la bête : lorsque Martin a été limogé, l’équipe venait de subir un premier revers en temps réglementaire en deux semaines. 

Martin est revenu sur les circonstances de son congédiement, jeudi soir, sur le plateau de l’émission Dave Morissette en direct. À voir dans la vidéo ci-dessus.

«Ce sont des choses qui arrivent, l’organisation voulait aller dans une autre direction. C’est malheureux parce qu’on bataillait encore pour la dernière place donnant accès aux séries. On avait eu un lent début de saison, mais on s’était replacés», a-t-il fait valoir. 

Le choix de Gionta 

Il a aussi été question du processus de sélection du capitaine à l’époque. Lors de sa première année en poste, Martin avait décidé d’être prudent et de ne pas en nommer un. 

«Je ne connaissais pas assez les joueurs, a expliqué l’homme de hockey. Il y avait Hal Gill qui montrait beaucoup de leadership, mais je me disais qu’on était mieux de prendre une année pour choisir, parce que tu ne veux pas faire une erreur quand tu choisis un capitaine. Si tu n’as pas de gars qui se démarquent, t’es mieux d’avoir un leadership qui est assumé par le groupe.» 

Or, au terme de la saison 2009-2010, couronnée par le printemps Halak, Martin savait vers qui se tourner. 

«C’était évident pour moi que Brian Gionta, c’était un rassembleur, a-t-il indiqué. Les joueurs le respectaient. C’est un gars qui était vraiment dévoué, qui avait une bonne éthique de travail, une bonne compréhension. Il avait le pouls de la chambre et on pouvait discuter ensemble. Il apportait souvent de bonnes suggestions.»

Un ancien DG

Fait que l'on a tendance à oublier : Martin a aussi occupé les fonctions de directeur général au cours de sa carrière. D’ailleurs, il avait abandonné son poste de DG des Panthers de la Floride avant de devenir entraîneur-chef des Canadiens. 

Martin, qui se décrit avant tout comme un «coach», a avoué qu’il ferait les choses différemment s’il devenait à nouveau l’architecte d’une équipe. 

«En Floride, ce n’était pas facile avec notre propriétaire, c’est une franchise qui perd de l’argent, donc ça rend l’aspect beaucoup plus difficile, a-t-il confié. Ç’a été quand même une bonne expérience.»

«Je peux dire que, lors des sept dernières années à Pittsburgh, j’ai appris énormément sur la structure d’une organisation», a ajouté Martin.