Alouettes de Montréal

Danny Maciocia a œuvré bénévolement pour les Alouettes

Publié | Mis à jour

Danny Maciocia et passion du football n'ont toujours fait qu'un. 

Mais peu savent que cet inconditionnel amour du jeu a déjà poussé l'entraîneur-chef des Alouettes à exercer son métier... bénévolement!      

Voilà l’une des nombreuses anecdotes que le sympathique pilote a raconté, mardi, lors de son passage sur le plateau de l’émission «Dave Morissette en direct» (voyez le segment en question dans la vidéo ci-dessus).

«Ç’a commencé avec le retour des Alouettes en 1996. C’est l’équipe de Baltimore qui avait été transférée à Montréal. À l’époque, l’entraîneur-chef s’appelait Bob Price. Et il connaissait très bien Jacques Dussault. 

«Alors moi, je répétais sans cesse à Jacques qu’il devait militer en ma faveur auprès de Bob Price. Je lui disais qu’il pouvait leur dire de me faire travailler bénévolement! 

«Jacques me disait alors que les journées étaient très longues, pouvant aller jusqu’à 15h par jour. Il me répétait que je devrais faire de nombreux sacrifices si jamais j’étais intégré à l’équipe. Il me disait que je devrais parfois coucher dans mon bureau, au Stade. 

«Mais je n’en démordais pas. Je lui ai dit de contacter Bob Price. J’étais convaincu qu’une discussion avec moi convaincrait les entraîneurs des Alouettes qu’ils n’avaient pas le choix de me garder.»

Maciocia avait vu juste. 

«J’ai finalement eu une entrevue. Ils m’ont effectivement gardé, mais j’ai dû faire du bénévolat pendant deux ans avant d’avoir mon premier contrat professionnel!

«Cela dit, l’argent n’était pas important pour moi. Je voulais seulement une opportunité. Je dis souvent que si tu as une passion, ne cours pas après l’argent. Tu vas finir par le trouver.»

Une demande en mariage dans des circonstances... originales!      

Pendant les deux années où il agissait comme bénévole chez les Alouettes, Maciocia raconte avoir demandé sa copine en mariage. Visiblement, l’heureuse élue ne l’aimait pas pour son argent! 

«C’était elle qui travaillait. Elle avait hâte de voir à quoi ressemblerait mon premier contrat! Finalement, en 1998, j’ai signé pour... 27 000 $! Elle commençait à se demander dans quoi elle s’était embarquée! Mais je lui ai rappelé que lorsque tu as un pied dans la boîte, les choses s’enchaînent rapidement.»

Et l’entraîneur chevronné ne s’était pas trompé...