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«Ça m’a fait mal au cœur» -Michel Bergeron

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Les irréductibles des Nordiques et les plus grands fans de hockey ne l’ont pas oublié (et ne l’oublieront pas). Le 18 juin 1987, l'entraîneur Michel Bergeron était échangé aux Rangers de New York en retour du premier choix de la formation new yorkaise en 1988, devenu Daniel Doré, et d’un montant de 100 000$. 

D’ailleurs, à ce jour, Bergeron est toujours le seul entraîneur de l’histoire de la LNH à avoir été impliqué dans une transaction.    

Lundi, dans le cadre de la semaine réservée aux entraîneurs québécois à l’émission «Dave Morissette en direct», «Le Tigre» est revenu sur cet épisode tumultueux de sa carrière. (Voyez l'entretien complet dans la vidéo ci-dessus).

«J’étais l’entraîneur des Nordiques depuis sept ans. Ça faisait aussi sept ans que je travaillais avec Maurice Fillion. Il savait que New York était intéressé par mes services. Joe Bucchino, l’assistant de Phil Esposito (alors DG des Rangers), venait souvent me voir. À un moment donné, Maurice m’a demandé si je parlais sérieusement avec New York. 

«Maurice Fillion, c’était la bonté même. C’était comme un deuxième père pour moi. Alors je lui ai répondu qu’effectivement, j’avais commencé à discuter avec les Rangers. Il m’a répondu qu’il avait déjà entamé des discussions avec Esposito, et qu’il était ouvert à compléter une transaction m’impliquant. Quelques jours plus tard, j’étais échangé et je signais une entente de trois saisons avec les Rangers.» 

Incompréhension, encore aujourd’hui...    

Michel Bergeron aura finalement «coaché» New York pendant deux campagnes. Enfin, presque. Alors qu’il ne restait que deux petites parties à disputer à la saison 1988-1989, sa deuxième en sol new yorkais, «Bergie» s’est fait montrer la porte par Esposito. Encore aujourd’hui, Bergeron avoue qu’il ne comprend pas cette décision. 

«La raison principale, je ne l’ai jamais sue. Moi, je pense que c’est parce que Phil voulait diriger. C’était lui le patron, alors je n’avais pas grand-chose à dire. Mais ça m’a fait mal au cœur d’être remercié de cette façon.»

L’ex-entraîneur se rappelle également un moment, suivant son congédiement, qu’il n’oubliera pas de sitôt. 

«Quelques jours plus tard, toutes les grosses vedettes des Rangers sont venues frapper à ma porte pour me démontrer leur soutien. Guy Lafleur, Brian Leetch, Chris Nilan... C’était irréel.»

Voici les autres segments de l'entretien entre Michel Bergeron et Dave Morissette: