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Bill Armstrong, DG des Coyotes grâce à... la colère!

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Furieux après avoir échoué à obtenir le rôle de directeur général des Panthers de la Floride, Bill Armstrong s’est préparé pendant deux semaines pour son entrevue pour le même rôle avec les Coyotes de l’Arizona.

Celui ayant été embauché le 17 septembre par les Coyotes s’est en effet ouvert sur les récents développements de sa carrière pendant une entrevue à la baladodiffusion «Spittin’ Chiclets», récemment.

L’homme de 50 ans a en effet révélé que la colère qu’il a ressentie lorsque les Panthers lui ont préféré Bill Zito, le 2 septembre dernier, l’avait aidé à se préparer scrupuleusement pour son entretien avec le propriétaire des Coyotes, Alex Meruelo.

«Je suis rentré chez moi après avoir échoué en Floride et je me suis enfermé dans mon bureau pendant deux semaines. J'ai écrit complètement et exactement ce que je ferais et peu de temps après, l'Arizona m'a appelé», s’est-il remémoré.

«J'ai donc commencé à écrire et à faire mes recherches. Donc, quand je suis venu ici, je savais un peu dans quoi je m'embarquais, où j'allais et ce que je voulais faire. Ainsi, quand j’ai fait ces entrevues, j’avais des réponses. J'étais prêt.»

Meilleur en colère

Repêché par les Flyers de Philadelphie en 1990, Armstrong n’a jamais joué dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Au cours de sa carrière dans les rangs mineurs, il s’est toutefois forgé une réputation de défenseur robuste, dépassant régulièrement le plateau des 200 minutes de pénalité par saison dans la Ligue américaine.

Cette robustesse a d’ailleurs eu un rôle à jouer dans son arrivée avec les Coyotes.

«Je dis toujours que je suis un peu meilleur quand je suis en colère, a-t-il avancé. C'est comme quand vous vous battez contre quelqu'un et que vous êtes en colère, vous êtes juste un peu plus robuste. La Floride m'a donné une excellente occasion [d’entrer dans cet état d’esprit]. J'étais assez contrarié, je pense, par le fait de ne pas avoir obtenu ce poste.»

Complexe

Avec les Coyotes, Armstrong souhaite maintenant construire une équipe gagnante. La situation est toutefois complexe, puisque les Coyotes ont perdu leur première sélection en 2020 (deuxième ronde) et 2021 (première ronde). Ils ont enfreint la politique de recrutement de la LNH avant l’arrivée du nouveau DG.

«Il y a beaucoup de planification parce que c'est assez complexe. Vous devez réfléchir pour les cinq prochaines années, à quoi va ressembler votre équipe et comment lui permettre de ressembler à ce que vous voulez qu’elle soit.»

«C’est quelque chose qui est probablement un peu décourageant. Mais en même temps, il n’y a pas d’excuses. Je savais dans quoi je m'embarquais», a-t-il ajouté.

Les Coyotes ont participé aux éliminatoires au terme de la saison 2019-2020, mais uniquement en raison du format à 24 équipes mis en place exceptionnellement en raison du contexte particulier de la pandémie de COVID-19.

Au moment de l’interruption des activités, au mois de mars, ils étaient en voie pour rater les séries pour une huitième saison consécutive.