Canadiens de Montréal

Serge Savard l'a «très mal accepté»

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L’histoire est maintenant vieille d’un quart de siècle, mais Serge Savard n’a toujours pas digéré le congédiement à titre de directeur général que lui a fait subir le président des Canadiens de Montréal Ronald Corey en octobre 1995.

En effet, après quatre défaites consécutives au début de la saison 1995-1996, Corey a congédié Savard pour le remplacer par Réjean Houle et avait fait de même avec l’entraîneur-chef, Jacque Demers, qui a vu Mario Tremblay lui succéder.    

Et de l’aveu du principal intéressé, Savard a toujours un goût d’amertume en bouche lorsqu’il ressasse ces souvenirs.

«Je pense qu’il a paniqué un peu vite quand on a perdu les quatre premiers matchs, a souligné Savard, mercredi, lors de l’émission JiC sur les ondes de TVA Sports. Mais il savait qu’on avait un bon club, je lui avais dit qu’on avait un club pour aller à la Coupe Stanley. Pourquoi faire le ménage quand tu lui dis que tu as un club pour aller à la Coupe Stanley? Il a peut-être pensé qu’en faisant un autre petit ménage, qu’il allait gagner. Je ne sais pas.

«Je l’ai très mal accepté, encore aujourd’hui, je trouve que c’était injuste. J’avais gagné la coupe Stanley un an et demi avant. Il y a des directeurs généraux qui sont encore dans la Ligue, dont un qui est arrivé avant moi et qui est encore là et il n’a jamais gagné. Voyez l'entrevue intégrale dans la vidéo ci-dessus.

Toutefois, les deux hommes ont tout de même conservé leur relation au fil du temps.

«J’ai eu des bonnes relations avec Ronald Corey, a confié l’ex-directeur général. Encore aujourd’hui, quand on se rencontre, on se parle, on n’est pas des ennemis.»