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«C'est très significatif» - Leylah Annie Fernandez

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Impatiente de gravir les sommets de la WTA, Leylah Annie Fernandez aurait aimé faire encore mieux à sa première année sur le circuit. La jeune Québécoise est néanmoins satisfaite de la manière dont elle a réussi sa transition chez les professionnelles.

«J’aurais voulu terminer plus haut dans le classement, mais le top 90, c’est quand même bien. C’est un bon départ pour l’année prochaine», a dit la Montréalaise de 18 ans, 89e au monde, en entrevue à la baladodiffusion «Match Point Canada».

Quoi qu’elle en dise, Fernandez a réussi un petit miracle à sa première année sur le circuit, dont le calendrier a été amputé de plusieurs mois en raison de la pandémie de COVID-19.

Partie du 209e rang mondial en janvier, Fernandez a vite monté les échelons en atteignant la finale du tournoi d’Acapulco en février, puis les quarts de finale du tournoi de Monterrey en mars.

Fernandez a également progressé rapidement en Grand Chelem. Éliminée au premier tour des Internationaux d’Australie en janvier après avoir franchi les qualifications, elle est entrée directement dans les tableaux principaux des Internationaux des États-Unis et de France. Elle a atteint le deuxième tour à Flushing Meadows, puis le troisième à Roland-Garros, où elle avait été sacrée championne junior en 2019. Ses récents succès sur la terre battue parisienne sont particulièrement importants pour elle.

«C’est très significatif, car je sais à quel point c’est difficile de faire la transition des juniors aux professionnelles. J’ai entendu tellement d’histoires de joueurs qui n’ont pas vraiment réussi ou qui ont encore de la difficulté. Et il y a ceux qui réussissent. Je ne voulais pas faire partie de la première catégorie», a confié Fernandez.

«Mes résultats et la pression m’ont motivée encore davantage à poursuivre pour avoir l’opportunité de jouer dans les tournois du Grand Chelem cette année. De jouer à Roland-Garros en tant que professionnelle, ça donnait un bon "feeling". Je me suis toujours bien sentie sur la terre battue rouge de Paris. Je suis un peu déçue d’avoir perdu en troisième ronde, mais je suis quand même contente de la manière dont j’ai effectué la transition.»

Tenir tête aux grandes

Fernandez n’est toutefois pas tombée face à la première venue à Paris, puisque c’est la Tchèque Petra Kvitova, double championne de Wimbledon et finaliste en 2019 à Roland-Garros, qui l’a évincée.

L’ascension rapide de la Québécoise et ses performances étonnantes dans les derniers mois face aux meilleures joueuses mondiales l’ont aidée à se faire un nom sur le circuit. En effet, elle en avait surpris plus d’un en défaisant la Suissesse Belinda Bencic en Fed Cup, puis en s’imposant deux fois plutôt qu’une devant l’Américaine Sloane Stephens, à Monterrey et à Flushing Meadows.

«Je sens qu’on me considère plus comme une joueuse maintenant et non comme une junior qui essaie de devenir une pro. C’est bien d’avoir ce type de respect», a dit Fernandez, qui semble apprécier l’atmosphère sur le circuit.

«Certaines joueuses m’ont même aidée en me donnant quelques conseils et je leur en suis très reconnaissante.»