Canadiens de Montréal

Combien vaut Gallagher? Des comparaisons éclairantes

Combien vaut Gallagher? Des comparaisons éclairantes

Louis Jean

Publié 14 octobre
Mis à jour 14 octobre

Quelle est la valeur de Brendan Gallagher? Combien vaut-il dans un marché qui s’écroule? C’est la question à plusieurs millions de dollars!   

L’agent de Gallagher, Gerry Johansson, a l’habitude d’être peu loquace. Jamais il ne négocie sur la place publique. Sauf que mardi, il a confié à Pierre LeBrun, du site The Athletic, que les pourparlers étaient rompus. Clairement, on voulait envoyer un signal que les premières discussions n’ont pas bien été. Est-ce une façon de forcer la main de l’équipe ou de laisser entendre que Gallagher pourrait vouloir quitter si les choses ne changent pas? Seuls Johansson et Gallagher ont la réponse. 

Si on se fie aux propos tenus mardi par Marc Bergevin, Gallagher devra ajuster ses demandes salariales s’il entend demeurer à Montréal. 

Est-ce simplement le jeu des négociations ou la tension qui commence véritablement à monter avec l’un des joueurs les plus importants du Tricolore? Probablement un peu des deux. 

Gallagher fait partie du noyau de l’équipe. Son leadership, sa fougue, sa détermination et sa persévérance font de lui un rouage essentiel dans les succès du CH.

En même temps, l’urgence de garder Gallagher à tout prix a diminué au cours des derniers jours. Il y a une forte compétition sur le flanc droit. Josh Anderson, Joel Armia et Tyler Toffoli sont tous des droitiers, quoique Toffoli se dit prêt à jouer à la gauche si tel est le souhait de l’équipe. Plus que jamais, Gallagher a de la compétition pour le poste d’ailier droit numéro un. 

Très mauvais timing  

La conjoncture économique est difficile actuellement et le sera pour encore deux ou trois saisons au moins. Le timing pour ceux qui doivent, comme Gallagher, renouveler leur contrat ne pourrait être pire. Gallagher devra tenir compte de cette réalité dans ses discussions avec le Canadien. Il y a un nuage d’incertitude qui plane au-dessus des équipes, ce qui fait en sorte que les propriétaires font plus attention que par le passé. Pas juste à Montréal, mais partout à travers la LNH. Les équipes se doivent de faire preuve de prudence et de diligence dans la gestion des finances. 

Si je me place dans les souliers de Gallagher, je n’ai probablement pas envie de donner un «hometown discount» aux Canadiens. Quand on y pense, Gallagher a surperformé par rapport à son contrat actuel. On ne pourrait le blâmer d’espérer un retour du balancier. 

De plus, il s’agit probablement pour le natif de Sherwood Park, en Alberta, de son dernier gros contrat. Difficile de lui faire acheter le concept de signer à rabais.

En même temps, Gallagher a lui-même dit lorsqu’il a parlé aux médias en fin de saison que ce qui importait le plus pour lui, c’était de gagner et que l’argent était secondaire. 

Les Canadiens ne dévoileront pas leur stratégie ni le budget interne alloué à Gallagher. Il en va de même pour l’agence qui le représente. 

4 scénarios pour Gallagher       

Afin d'y voir plus clair, j’ai fait appel à Idriss Bouhmouch, qui fait de la consultation pour des équipes et agences de la Ligue nationale de hockey. Le fondateur de The Hockey Code a fait des études au HEC en gestion du sport et à l’Université Queen’s en commerce. Le Montréalais a développé un programme très détaillé permettant d’analyser et de comparer les contrats dans la LNH.

Bouhmouch propose 4 scénarios pour Gallagher : des contrats de 4, 5, 6 et 7 ans. Il découpe chaque proposition en trois : un contrat favorable à l’équipe, un contrat juste selon le marché et un contrat dans un contexte où le joueur entend se prévaloir de son levier de tester le marché des joueurs autonomes. Voyez mon entrevue avec Idriss Bouhmouch dans la vidéo ci-dessus.

Voici, selon The Hockey Code, à quoi pourrait ressembler le prochain contrat de Gallagher.

Selon l’analyse d’Idriss Bouhmouch, Jordan Eberle et Gustav Nyquist pourraient servir de comparables si les Canadiens cherchent à limiter les dépenses.

Dans le cas d’une négociation donnant-donnant, Cam Atkinson et Brock Nelson sont de bons exemples.

Si Gallagher cherche à frapper un coup de circuit, ce qui est peu probable dans la conjoncture actuelle, il pourrait se baser sur les contrats de Chris Kreider et de Brayden Schenn.