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Canadiens de Montréal

Hall aurait écouté l'offre du CH

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«Marc Bergevin et moi avons discuté du cas de Taylor avant la période d’entrevues. Mais il n’a jamais fait de présentation...»

Darren Ferris est l’agent du joueur autonome tant convoité de l’automne, Taylor Hall. Au cours des dernières heures, l’attaquant de 28 ans s’est entretenu avec plusieurs formations et des périodes d’entrevues ont suivi. Pendant ce temps, des organisations ont allégé leur masse salariale pour espérer mettre le grappin sur l’ex-marqueur de 39 buts.     

Le camp de Hall a réduit la liste d'équipes samedi. Le lendemain, trois équipes étaient dans la course. Puis... les Sabres de Buffalo se sont manifestés et ils ont semé la confusion en gagnant les enchères.

«Il y avait Vegas, Boston et Nashville, confirme Ferris. Ils étaient tous incapables de libérer de la place sous leur plafond.

«Buffalo n’était pas dans le portrait avant la toute fin. Taylor a parlé avec (l’entraîneur-chef) Ralph Krueger, pour qui il a adoré jouer à Edmonton. Il aime beaucoup son style de diriger. 

«C’est Ralph Krueger qui a conclu la vente.»

Les Blue Jackets de Columbus, entre autres, se sont débarrassés de certains contrats dans l’éventualité où ils étaient finalistes. Mais l’étiquette de prix de Hall - 8 millions $ - était trop chère pour la quasi-totalité des prétendants.

«Taylor offrait ses services à rabais. C’était sa demande salariale dès l’ouverture du marché. Évidemment, avec le plafond salarial stable (flat cap), plusieurs directeurs généraux se sont rendus à l’évidence. Ils ne pouvaient absorber un tel salaire.»     

Le CH n’y échappe pas     

En conférence de presse, vendredi, Bergevin a reconnu que sa masse salariale était défavorable, comme pour plusieurs de ses homologues. Il a toutefois déclaré avec prudence qu’il suivait la situation «de près» et qu’il était «actif» dans le dossier. Mis au fait de ces déclarations, Ferris semblait surpris.

«Je crois qu’il voulait voir ce que nous ferions, explique-t-il. Il avait des rencontres avec Taylor sur Zoom et Berg n’a pas fait de présentation. Il n’a pu faire de la place sous le plafond.»

En effet, le DG du Bleu-blanc-rouge n’a pas fait d’offre à Hall. Le journaliste de TVA Sports Renaud Lavoie en fait mention dans son blogue de dimanche.

Il ne faut pas être surpris, car le club ne dispose actuellement que d’un mince coussin de 3,896 millions $ sous son plafond avec 20 joueurs et deux gardiens sous contrat. Il aurait fallu se départir d’au moins deux salaires pour espérer accueillir Hall. 

Mais le principal intéressé aurait-il retenu Montréal comme destination pour poursuivre sa carrière?

«Il aurait écouté. Il le considérerait», assure Ferris.      

Si tel est le cas, meilleure chance l’an prochain, si les Sabres ne retiennent pas les services de l’ailier gauche.

«Les Sabres auront toute la saison pour décider de lui soumettre une prolongation de contrat. Sinon, il y a le repêchage d’expansion ou il pourrait devenir joueur autonome à nouveau.»

Un mot sur Josh Anderson     

Ferris représente le nouvel attaquant des Canadiens Josh Anderson, qui vient de parapher un contrat de sept ans et 38,5 millions $ après avoir été acquis des Blue Jackets.

L’agent a tenu à faire un commentaire sur cette acquisition.

«Vous allez l’aimer! C’est un excellent joueur et une très bonne personne», a-t-il insisté.     

D’ailleurs, l’ailier droit de 26 ans a des racines dans la métropole québécoise.

«Sa mère a un lien de parenté avec (les anciens joueurs Frank et Pete) Mahovlich. Et je crois que son père est né à Montréal.»

Max Domi, que le Tricolore a échangé pour obtenir Anderson, est aussi représenté par Ferris. Il s’est aussi entendu avec sa nouvelle formation au cours des derniers jours.

«Je n’ai pas arrêté ces derniers jours. De longues journées qui commencent tôt et je me couche à 1h du matin!»