Crédit : COURTOISIE/ARMADA DE BLAINVILLE-BOISBRIAND

LHJMQ

Autres cas de COVID-19 chez l’Armada et le Phoenix

Publié | Mis à jour

À la lumière de nouvelles informations obtenues par Le Journal de Montréal, le nombre de cas positifs à la COVID-19 continue d’augmenter dans l’environnement de l’Armada de Blainville-Boisbriand et du Phoenix de Sherbrooke. 

Un covoiturage pourrait être la source d’une nouvelle infection, a-t-on appris.

Depuis le programme double entre l’Armada et le Phoenix de Sherbrooke, le week-end dernier, 30 cas positifs à la COVID-19 sont désormais confirmés.

Lors du premier duel en Estrie, il y a huit jours, la formation des Laurentides a isolé par précaution l’un des membres de son personnel souffrant de symptômes gastro-intestinaux.

Plutôt que de lui faire prendre l’autocar avec les autres membres de l’Armada, l’équipe l’a placé à bord de la voiture de son descripteur des matchs sur la route, Cédrik Blondin, pour retourner à Boisbriand en fin de soirée. Un trajet d’environ 2 h 20 et 190 kilomètres entre les deux arénas.

Cet employé du personnel hockey figure parmi les 18 cas positifs déclarés chez l’Armada.

Sans même savoir que son passager souffrait des premiers signes du coronavirus, le membre de la presse était à son poste sur la galerie du Centre d’excellence Sports Rousseau lors du second duel du week-end face au Phoenix, dimanche. Il était flanqué de collègues et d’une dizaine de personnes qui occupent d’autres emplois.

Blondin a reçu vendredi, avec désarroi, le résultat positif au test de dépistage auquel il s’est soumis mercredi matin. Il s’est isolé volontairement chez lui dès la connaissance du premier cas chez l’Armada, lundi. Il a dit souffrir de légers symptômes à la COVID-19.

Même les officiels

Tous les joueurs et les membres du personnel de l’Armada ont été testés lundi après-midi après qu’un premier cas positif fut déclaré. Devant l’éclosion des cas dans le vestiaire à Boisbriand, le Phoenix a fait de même.

Vendredi, deux autres membres de la formation de l’Estrie ont reçu des tests positifs, portant à 10 le total des infections parmi les membres de l’organisation. À cela s’ajoutent les résultats positifs de deux des quatre officiels en poste lors du premier match à Sherbrooke.

Selon le plan sanitaire de la LHJMQ, les membres des médias et descripteurs n’ont pas accès à l’autocar des équipes cette année en raison de la pandémie. À l’inverse, aucune règle n’est formulée quant au covoiturage entre un représentant de la presse et un membre d’une organisation.

Selon l’avis du directeur des communications du circuit junior, Maxime Blouin, l’Armada a agi selon les règles en isolant son employé et en évitant de le rapatrier à Boisbriand à bord de l’autocar.

Mais Blondin, exposé à la contagion dans un endroit clos durant plus de deux heures, a ensuite effectué son travail moins de 48 heures plus tard en respectant les consignes sanitaires. L’Armada n’a pas commenté la situation.

Dans les explications fournies, le représentant de la LHJMQ ne voyait pas pourquoi le descripteur aurait dû être placé aussi en isolement préventif même s’il avait ramené l’employé présentant des «symptômes de type B» de la maladie.

Autre vague de tests

Par mesure préventive et afin d’en avoir le cœur net, les gens ayant convergé vers la galerie de presse se sont également soumis au test de dépistage et sont en attente des résultats.

Des experts sondés par Le Journal dans notre édition de vendredi estimaient que les sports collectifs avec contacts représentent des risques rapides de contagion.

Bien qu’étoffé, le plan sanitaire présente des failles, selon des sources et des experts, puisque les joueurs ne sont pas testés quotidiennement et isolés du monde extérieur. Ces règles s’arrêtent également à la bordure de la surface glacée où tous les contacts sont ensuite permis sans protection faciale.

«Une bulle, c’est ce que la LNH a fait à Toronto et Edmonton, a témoigné le microbiologiste et infectiologue, le Dr Karl Weiss. Les membres sont testés et enfermés dans leur univers sans contact avec l’extérieur. Dans le cas de la LHJMQ, c’est un environnement flexible avec des filets de contrôle. Il est peut-être super efficace si la discipline est très stricte. Il ne suffit que d’un petit manque de discipline pour allumer un feu.»

Parmi les acteurs des deux matchs du week-end dernier, on répertorie jusqu’à présent 30 cas positifs dans ce foyer d’éclosion.