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«Ça devient ridicule!»

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«Ça devient ridicule» : la Bélarusse Victoria Azarenka, récente finaliste des Internationaux des États-Unis, a refusé d'attendre dans le froid sur le court Suzanne-Lenglen, le temps que l'averse passe, et a poussé l'arbitre à interrompre après trois jeux son match du 1er tour qu'elle a finalement gagné à Roland-Garros, dimanche.

La partie a repris une trentaine de minutes plus tard.

Alors que les premiers matches de la quinzaine parisienne débutaient sous un temps humide et frisquet (11°C), accompagné de rafales de vent, Azarenka, qui menait 2 jeux à 1 face à la Monténégrine Danka Kovinic, s'est adressée à l'arbitre.

«Ça devient un peu ridicule. Vous ne voyez pas ce qui est en train de se passer ? (...) Il fait trop froid, a dit Azarenka. On ne peut pas tenir sa raquette parce que c'est trop humide», a encore expliqué l'ex-no 1 mondiale.

«C'est une blague, que fait-on ici?», a encore demandé Azarenka avant de quitter le court, avant même que l'arbitre ne prononce la suspension du match. Je ne vais pas attendre ici parce que j'ai froid.»

Au 2e tour

Azarenka a finalement passé un tout petit peu plus d'une heure (61 minutes) sur la terre battue parisienne et dans le froid, pour s'imposer en deux sets contre Kovinic 6-1, 6-2. Au 2e tour, elle sera opposée à la Tchèque Anna Karolina Schmiedlova ou de l'Américaine Venus Williams.

«Bonjour tout le monde, a ironisé Azarenka sur le court après sa victoire. Je suis contente d'avoir pu finir et je vais pouvoir regarder tout le monde lutter avec ces conditions difficiles», a-t-elle ajouté avec le sourire.

Les autres matches du premier tour lancés simultanément n'ont pas été interrompus en même temps. Azarenka et Kovinic s'affrontent sur le court Suzanne-Lenglen qui, contrairement au Central qui a étrenné d'entrée son toit rétractable, ne dispose pas de couverture.

Dimanche à 11h (heure locale), il faisait 11°C dans l'ouest de Paris, avec des pluies éparses et des rafales de vent. Les prévisions météorologiques n'augurent rien de vraiment meilleur pour les deux semaines qui viennent.