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Crédit : AFP

Séries 2020 de la LNH

«Je ne pouvais pas imaginer cela»

Publié | Mis à jour

Originaire de New Rochelle dans l’État de New York, Kevin Shattenkirk rêvait de jouer pour les Rangers. Le 1er juillet 2017, Shattenkirk a réalisé son souhait en acceptant un contrat de quatre ans et 26,6 millions (6,65 millions par année) avec les «Blue Shirts».

La belle histoire du joueur local s’est finalement transformée en une mauvaise aventure. 

Les Rangers ont coupé les ponts avec Shattenkirk après seulement deux ans. Pour le sortir de Manhattan, Jeff Gorton a accepté de racheter les deux dernières années de son entente. Le coût de l’opération sur le plafond salarial des Rangers : 1,433 million pour les quatre prochaines années.

Shattenkirk a appris son départ de New York le 1er août. Cinq jours plus tard, il disait oui à un pacte d’un an et 1,75 million avec le Lightning de Tampa Bay.

Pour le Lightning, cette signature représentait un risque minimal. Pour Shattenkirk, c’était l’occasion de redorer son blason avec une très bonne équipe.

Plus d’un an plus tard, Julien BriseBois a largement gagné son pari avec le défenseur droitier de 31 ans. À Tampa, Shattenkirk a trouvé un rôle parfait pour lui, n’ayant pas à être la figure dominante à la ligne bleue.

«Je ne pouvais pas imaginer cela, a dit Shattenkirk à la veille du quatrième match de la finale contre les Stars. J’avais comme objectif de prouver que je restais un bon joueur dans la LNH. Je voulais me retrouver à un endroit où je pouvais prouver ça. C’était un environnement parfait pour moi avec Tampa. J’aime le style du Lightning.»

«Comme défenseur droitier, j’ai le luxe de jouer avec [Ryan] McDonagh, [Mikhaïl] Sergachev ou [Victor] Hedman, a-t-il poursuivi. On parle de trois très bons défenseurs. Je suis heureux de revenir au sein d’une équipe gagnante où il y a une culture d’instaurée.»

Fiable et productif 

Avec le Lightning, Shattenkirk a connu une très bonne première saison avec 34 points (8 buts, 26 passes) en 70 matchs et un dossier de +22. Il jouait en moyenne près de 19 minutes.

De bonnes statistiques pour un défenseur qui ne cadrait tout simplement plus dans les plans des Rangers.

Depuis le début des séries, le droitier de 6 pi et 203 lb n’a pas ralenti avec 11 points (2 buts, 9 passes) en 22 rencontres. Encore une fois, il obtient un temps de jeu moyen de près de 19 minutes.

Jon Cooper le disait cette semaine. Pour construire une équipe gagnante, tu dois placer tes joueurs à la bonne place. Dans la bonne chaise, pour reprendre une vieille expression d’Alain Vigneault.

Dans un rôle de cinquième défenseur, Shattenkirk cadre parfaitement avec le Lightning. Il reste derrière les Hedman, McDonagh, Sergachev et Erik Cernak.

Des éloges pour Hedman 

Comme tous ses coéquipiers avec le Lightning, Shattenkirk est admiratif du jeu de Hedman. «J’avais déjà de très hauts standards pour Hedman avant même d’arriver à Tampa. Je considérais qu’il était l’un des meilleurs défenseurs, si ce n’est pas le meilleur, depuis longtemps dans la LNH. Il a aussi un désir d’être le meilleur. Il carbure à ça. Il patine tellement bien pour un grand défenseur. C’est agréable de le regarder jouer.»

Zéro nouvelle 

Avec une avance de 2 à 1 dans cette finale, le Lightning se retrouve maintenant à deux petites victoires d’une deuxième conquête de la coupe Stanley. Une première depuis 2004.

C’était assez prévisible, mais Cooper n’a pas donné trop d’informations au sujet de l’état de santé de Steven Stamkos.

«Nous aurons une meilleure réponse vendredi matin, a répliqué Cooper. Les gars font leur entrée à l’aréna. Je n’ai pas encore de rapport médical à vous offrir.»

Stamkos, qui a marqué à son retour au jeu, est resté sur le banc des siens pour les 46 dernières minutes dans le gain de 5 à 2.