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NFL

Remontée épique des Cowboys

Stéphane Cadorette

Publié | Mis à jour

Les Cowboys ont sauvé leur peau en complétant une épique remontée face aux Falcons, qui se sont lamentablement écroulés. C’est le genre de match qui risque de définir la saison des deux équipes.

En l’emportant 40-39 grâce à un botté de placement de 46 verges par Greg Zuerlein, les Cowboys ont évité d’amorcer la campagne avec deux défaites, ce qui les aurait entraînés dans une situation de pression insoutenable à Dallas. Les voilà plutôt en pleine extase après une victoire qui fera presque oublier leurs lacunes criantes en défensive.

À l’inverse, les Falcons oublieront difficilement ce revers, eux qui détenaient des avances de 20-0 au premier quart, de 29-10 à la demie et de 39-24 au quatrième quart.

C’est le genre de défaite qui joue dans la tête des joueurs, qui mine la confiance et qui fait que plusieurs joueurs se pointent du doigt.

Ces mêmes Falcons avaient échappé le Super Bowl face aux Patriots en 2016 même s’ils les tenaient dans les câbles avec une avance de 28-3 au troisième quart. Depuis ce coup, ils ont encore l’air d’une équipe qui subit collectivement les effets d’une méga commotion cérébrale.

Les Falcons ont eu plusieurs occasions d’abattre les Cowboys pour de bon, mais ne possèdent définitivement pas l’instinct du tueur.

Erreur inexplicable

Julio Jones a échappé une bombe dans la zone des buts sur un jeu truqué. Au quatrième quart, ils ont repris le ballon après que les Cowboys aient failli à la tâche en épuisant leurs quatre essais, mais ils se sont contentés d’un placement. La défensive a donné 367 verges et quatre touchés en deuxième demie.

C’est cependant l’une des exécutions les plus risibles de l’histoire qui les a coulés pour de bon, sur le botté court désespéré des Cowboys avec 1 min 49 s à jouer. Trois joueurs des Falcons ont observé le ballon rouler doucement vers eux, sans le saisir, comme s’ils attendaient qu’il franchisse la distance réglementaire d’au moins 10 verges.

Mais l’équipe qui reçoit le ballon a absolument le droit de le saisir avant les 10 verges en question. Il s’agit là d’une bourde monumentale de joueurs mal dirigés.

Il serait étonnant que l’entraîneur-chef Dan Quinn paie pour cette offense, mais son équipe donne l’impression qu’elle est désorganisée. Après deux saisons consécutives de sept victoires et neuf défaites, sa sécurité d’emploi n’était déjà pas extraordinaire.

Si quelques revers de plus s’ajoutent dans les prochaines semaines, on pourra dire que ce match s’est avéré le début de la fin pour Quinn.

Un rare exploit

Les Cowboys peuvent jubiler quant au résultat final, mais personne dans ce vestiaire ne peut se voiler le visage et prétendre que l’équipe joue bien. Oui, la remontée est spectaculaire et la résilience de Dak Prescott et sa bande mérite d’être saluée.

Il n’en demeure pas moins que les trois échappés en début de rencontre auraient dû les tuer. Une feinte de dégagement a échoué et la défensive a concédé des points sur six possessions consécutives des Falcons. L’attaque va bien, mais il y a lieu de s’inquiéter par rapport aux autres phases du jeu.

C’est la victoire qui importe en bout de ligne et celle-ci pourrait relancer les Cowboys pour de bon, mais un dénouement aussi improbable ne survient pas tous les dimanches.

Selon ESPN Stats & Info, la fiche des équipes qui détenaient une avance d’au moins 15 points dans les cinq dernières minutes d’un match au cours des 20 dernières années s’établissait à 1875 victoires et six défaites, avant les déboires des Falcons.

Les Cowboys ne pourront pas implorer chaque semaine le département des miracles pour sauver la face.