Canadiens de Montréal

«Le Tricolore ne peut se permettre de perdre ses services»

«Le Tricolore ne peut se permettre de perdre ses services»

Michel Bergeron

Publié 19 septembre
Mis à jour 20 septembre

Le directeur général du Canadien Marc Bergevin avait clairement comme objectif de stabiliser la défensive du Canadien et c’est ce qu’il a fait en faisant l’acquisition de Joel Edmundson à qui il a consenti un pacte de 4 ans et 3,5 M$ annuellement. 

J’aime cette signature par le CH. Maintenant, son contrat a mis les bases de la prochaine entente de Jeff Petry qui, on s’entend, mérite de gagner beaucoup plus qu’Edmundson.    

Petry est d’une importance capitale aux succès du Canadien et possiblement le successeur de Shea Weber à droite de la première paire de défenseurs de l’équipe. 

Le Tricolore ne peut se permettre de perdre ses services, et je suis convaincu que Bergevin en a fait une priorité.

Stars: des similitudes avec les Blues de 2019   

Un entraîneur qui change la culture de l’équipe, un gardien de but qu’on n’avait pas vu venir et qui traîne sa formation jusqu’en finale de la Coupe Stanley : les Stars de Dallas se donnent des airs de Blues de St. Louis de l’an dernier, et c’est pourquoi je pense qu’ils vaincront le Lightning de Tampa Bay en grande finale. 

En regardant les Stars évoluer, on a l’impression de voir une équipe qui rivalise sans pression et qui a du plaisir à jouer au hockey. L’entraîneur-chef Rick Bowness semble avoir implanté une culture de respect dans le vestiaire et il est devenu l’ami des joueurs. Il y a un parallèle très intéressant à dresser avec le cas de Craig Berube avec les Blues l’an dernier. 

Berube était également arrivé par intérim et il avait gagné le respect de ses joueurs. Bowness, c’est la même chose et on en a eu une preuve tangible mercredi quand les Stars ont éliminé les Golden Knights de Vegas et que Corey Perry s’est précipité pour aller récupérer la rondelle du match et la donner à son entraîneur.

Bowness dirige dans la LNH depuis 1984 et n’a jamais eu la chance de remporter la Coupe Stanley. Il est clair que ses joueurs sont derrière lui.

Et que dire du gardien Anton Khudobin qui se comporte en véritable numéro 1 depuis le début des séries ? Il faut le reconnaître, on ne donnait pas cher de la peau des Stars en début de séries en raison de l’absence de leur gardien partant Ben Bishop. Mais Khudobin, un peu comme l’avait fait Jordan Binnington l’an dernier, est sorti de l’ombre et s’est imposé comme une présence imposante devant le filet de son équipe. 

Autre avantage non négligeable   

Un autre avantage non négligeable qu’ont les Stars, et ça peut paraître paradoxal, mais c’est la quantité importante de vétérans en fin de carrière qu’ils comptent dans leur formation. 

Les Corey Perry, Joe Pavelski ou Alexander Radulov savent que cette opportunité de remporter le trophée de Lord Stanley ne se présentera peut-être plus jamais. Ce genre de situation fait souvent boule de neige dans un vestiaire, et les plus jeunes se sentent souvent investis d’une mission, celle d’aider ces vétérans à vivre l’euphorie de la victoire avant la fin de leur carrière.

Comme Lidstrom    

Même si je crois que les Stars vont l’emporter, je ne serais pas prêt à miser ma maison là-dessus ! Le Lightning possède une force de frappe impressionnante et le défenseur Victor Hedman démontre pourquoi il est le meilleur défenseur au monde.

Je l’ai comparé récemment à Raymond Bourque, mais plus je le regarde, plus il me fait penser à Nicklas Lidstrom. Il joue 30 minutes par match et ça semble facile. C’est un joueur intelligent qui ne se fatigue pas pour rien. Il peut finir le match sans avoir distribué aucune mise en échec, mais son impact aura tout de même été primordial aux succès du Lightning.

D’ailleurs, pour gagner, ça te prend ce genre de défenseur dominant et les Stars en ont un, eux aussi, en Miro Heiskanen qui est en train de s’établir comme l’un des meilleurs jeunes défenseurs dans la LNH et un futur candidat au trophée Norris.

L'importance du centre    

Si ça prend un pilier à la défense, il ne fait aucun doute qu’une équipe aspirante se doit d’avoir un joueur de centre de premier plan. On a parlé en long et en large de l’importance d’un centre de premier trio avec le Canadien, et le Lightning en a été le parfait exemple puisqu’il n’a pas été la même équipe quand Brayden Point est tombé au combat.

Sans rien enlever à Anthony Cirelli, il est impossible de remplacer l’impact d’un premier centre dans une équipe. Heureusement pour les Bolts, Point est de retour.

On aura toute une série finale de la Coupe Stanley! 

Les échos de Bergie  

Bravo aux Blues

Après être passé à travers une période difficile lors de laquelle il a dû affronter ses démons, Jim Montgomery, qui a accepté un rôle d’adjoint avec les Blues de St. Louis, est de retour dans la LNH. 

On dit qu’il est sobre depuis neuf mois et prêt à revenir dans le monde du hockey. Bravo à lui, tout d’abord, mais surtout aux Blues qui donnent une deuxième chance au Montréalais. 

Cette embauche sera assurément un léger baume pour Montgomery qui, bien malgré lui, se doit de regarder son ancienne équipe, les Stars de Dallas, n’être qu’à quatre victoires de la Coupe Stanley. 

Je suis convaincu qu’il leur souhaite de gagner, mais, au fond de lui, ça doit faire mal.

DeBoer et Fleury

L’entraîneur-chef des Golden Knights de Vegas, Peter DeBoer, a expliqué sa décision de faire confiance à Robin Lehner au détriment de Marc-André Fleury lors des dernières séries, se disant plus à l’aise avec le grand Suédois. 

C’est correct, c’est sa décision. J’espère maintenant qu’on démontrera le respect que Marc-André mérite en l’accommodant et en le consultant avant de l’échanger. 

Après tout ce qu’il a fait pour la concession depuis son arrivée, c’est la moindre des choses que le gardien québécois puisse décider de sa prochaine destination. 

Il a joué le rôle de tête d’affiche et de porte-parole de l’organisation pendant trois ans. C’est à son tour, maintenant, de recevoir des considérations.