Séries 2020 de la LNH

Le Lightning de retour en finale

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Anthony Cirelli n’avait récolté aucun point depuis le début de cette confrontation face aux Islanders. Et ce, même en obtenant du temps d’utilisation au centre de Nikita Kucherov et d’Ondrej Palat. Toutefois, l’histoire retiendra que c’est lui qui a inscrit le dernier but de cette finale de l’Association de l’Est.

L’attaquant de 23 ans a propulsé le Lightning en finale pour la première fois depuis 2015 en déjouant Semyon Varlamov à 13 min 18 de la période de prolongation. Vainqueurs 2 à 1, hier soir au Rogers Place d’Edmonton, les Floridiens lutteront maintenant contre les Stars de Dallas dans la ronde ultime, qui se mettra en branle demain à 19 h 30.

«Barclay Goodrow a fait tout un jeu pour me remettre la rondelle. On a travaillé toute la saison pour cette occasion. C’est le rêve de tous les jeunes joueurs de jouer pour la coupe Stanley», a indiqué Cirelli, au terme de la rencontre.

Avant de pouvoir savourer cette victoire, Jon Cooper et ses joueurs ont eu chaud. Très chaud. À l’instar du cinquième match, les Islanders ont écopé d’une double punition mineure en raison d’un bâton trop élevé en toute fin de troisième période. Encore une fois, le Lightning n’a pas été en mesure d’en profiter.

En fait, ce sont les New-Yorkais qui ont obtenu la meilleure occasion de marquer de ces quatre minutes lorsque Brock Nelson s’est présenté seul devant Andrei Vasilevskiy. Le grand gardien russe n’a pas bronché.

Il était temps que Tampa mette fin à cette série. On n’aurait pas donné cher de leur peau si un septième match s’était avéré nécessaire. En troisième période, on a commencé à les sentir fatigués. Les erreurs mentales sont devenues plus fréquentes et la pression sur le porteur de la rondelle n’était fait qu’à demi-vitesse.

Pas tout à fait l’Armée rouge 

Dans les années 1970, l’équipe soviétique de l’Armée rouge multipliait les victoires sans nécessairement bombarder le filet adverse. D’accord, la comparaison avec les Islanders s’arrête là. La différence entre les deux équipes, c’est que l’Armée rouge dirigeait peu de tirs au but, car elle préférait contrôler la rondelle le plus longtemps possible et attendre l’occasion parfaite.

Si les Islanders ont mis Vasilevkiy à l’épreuve six fois ou moins lors de sept périodes consécutives, c’est loin d’être pour les mêmes raisons. C’est surtout parce qu’ils n’ont pratiquement pas touché à la rondelle au cours des deux premiers engagements.

Au cours des deux dernières rencontres, les joueurs du Lightning ont totalement dominé leurs rivaux. Tellement qu’ils ont complètement brûlé leur réserve d’énergie.

La situation leur était devenue d’autant plus frustrante que Semyon Varlamov, qui avait connu quelques sorties en demi-teinte depuis le début des séries, a été pratiquement parfait. Encore hier, il a frustré les Floridiens à plusieurs occasions. Il a repoussé 46 tirs.

Pageau partout 

Le gardien russe a également pu compter sur l’appui de ses coéquipiers. Devant lui, ils ont bloqué 35 tirs. À lui seul, Jean-Gabriel Pageau a empêché sept lancers de se rendre au filet.

Cal Clutterbuck, Matt Martin et lui ont fait un travail colossal pour épuiser les joueurs du Lightning. Ce trio a distribué 21 mises en échec. Clutterbuck (12) et Pageau (7) ont été dominants dans cette colonne.

C’est sans compter le travail du Gatinois dans le cercle des mises en jeu. Il a remporté 63 % (22 sur 35) de ses duels. Acquis des Sénateurs à la date limite des transactions, Pageau s’inscrit parfaitement dans le style préconisé par Barry Trotz.

Il n’a certainement pas à rougir de sa performance.

Stamkos participe à la fête 

Les célébrations d’après-match ont donné lieu à un moment particulièrement touchant lorsque Steven Stamkos, vêtu de son chandail, a rejoint Victor Hedman, Alex Killorn et Ryan McDonagh pour accepter le trophée Prince-de-Galles des mains de Bill Daly, adjoint au commissaire de la LNH.

Même s’il a accompagné ses coéquipiers dans les bulles de Toronto et d’Edmonton, le capitaine du Lightning n’a pas joué un seul match depuis le 25 février.

«Stammer ne joue peut-être pas, mais il est encore le leader de cette équipe. Son influence sur le groupe lors des entraînements est grande. Il est l’une des principales raisons pour lesquelles nous sommes rendus à cette étape», a soutenu Hedman.

Pas superstitieux, mais... 

Contrairement aux Stars, lundi, les joueurs du Lightning ont osé toucher au trophée Prince-de-Galles, remis aux champions de l’Association de l’Est.

En fait, ils n’y ont pas seulement touché, ils l’ont ramené au vestiaire.

En 2015, ils s’étaient contentés de le regarder. En finale, les Floridiens s’étaient inclinés en six matchs devant les Blackhawks de Chicago.

«Nous ne sommes pas superstitieux. Mais puisque ça n’a pas fonctionné la dernière fois, on s’est dit qu’il valait peut-être mieux essayer quelque chose de différent», a indiqué Hedman, devenu le cinquième défenseur de l’histoire à marquer neuf buts pendant les séries élimina

SOMMAIRE                      

Islanders 1 - Lightning 2 | Anthony Cirelli touche la cible après six minutes de jeu en prolongation et élimine les Islanders

Islanders 1 - Lightning 1 | Victor Hedman saute sur un retour de lancer et déjoue Semyon Varlamov, le Lightning réplique rapidement

Islanders 1 - Lightning 0 | Devon Toews (NYI) réussit le tourniquet et marque sur le premier tir au but des Islanders, tôt en première