Canadiens de Montréal

«Je veux évoluer pour une équipe gagnante»

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Si le Canadien était parvenu à renverser la vapeur et éliminer les Flyers de Philadelphie, il aurait pu compter sur le retour de son soldat le plus aguerri quelque part lors du tour suivant.

C’est du moins l’intention qu’avait Brendan Gallagher avant de voir ses coéquipiers évincés de la bulle torontoise le 21 août, quelques minutes avant de passer sur la table d’opération. Voyez un résumé de ses propos dans la vidéo ci-dessus, tirée de l'émission JiC.

Deux jours plus tôt, Gallagher avait été contraint de déclarer forfait en raison d’une fracture de la mâchoire, gracieuseté d’un violent double-échec au visage de la part de Matt Niskanen.

«C’est certain qu’il aurait fallu que j’obtienne le feu vert des médecins, mais je crois que j’aurais pu revenir au tour suivant. C’est dommage que notre parcours se soit arrêté là. Les gars ont joué du hockey solide» a indiqué Gallagher par voie de téléconférence, lundi, depuis la Colombie-Britannique.

On peut se demander si les intentions du fougueux attaquant auraient été réalistes. En plus de devoir se nourrir aux suppléments alimentaires pendant quelque temps, l’attaquant de 28 ans a joué en dépit d’une déchirure à un muscle d’une hanche.

«Ma hanche n’était pas un problème», a-t-il assuré.

Sauf qu’à plusieurs occasions, Gallagher n’a pas semblé au sommet de sa forme pendant le parcours éliminatoire du Canadien. En neuf matchs, il n’a marqué qu’un but. Évidemment, ça n’explique pas tout, mais nul doute que ce malaise l’a ralenti quelque peu.

«J’ignore quand cette blessure est survenue. Par contre, je sais que les quelques jours de repos pendant lesquels nous nous sommes préparés à affronter les Flyers ont grandement aidé», a-t-il mentionné.

Dans ce cas-ci, Gallagher ne devrait pas avoir à subir d’opération. Des visites chez le physiothérapeute et quelques séances d’entraînement pour renforcer sa hanche devraient suffire.

«C’est le genre de blessure dont finissent par souffrir la plupart des joueurs de hockey», a-t-il expliqué.

«Alain m’a fait rire!»  

Gallagher a fait les manchettes bien malgré lui au cours des jours suivant sa mésaventure. Dès le lendemain matin, Alain Vigneault a remis en doute la véracité de sa blessure.

Alors que tout le monde s’attendait à ce qu’il désamorce l’escalade, l’entraîneur québécois en a remis le jour suivant en arguant que Gallagher avait peut-être lui-même nui à sa santé.

«Après le contact, Gallagher ne faisait que parler à tout le monde. Il a parlé aux arbitres et à tous mes joueurs. Il n’avait pas l’air blessé du tout. Peut-être, après tout, qu’il a aggravé sa blessure en nous parlant», avait lancé l’instructeur-chef des Flyers.

Appelé à commenter les paroles de Vigneault, l’attaquant du Canadien n’en a pas trop fait de cas, trouvant même la situation plutôt comique. Il est persuadé que Vigneault a profité de l’occasion pour lui renvoyer l’ascenseur.

«À ma deuxième saison dans la ligue, j’avais dit la même chose à propos de Derek Stepan, a rappelé Gallagher. Alain m’a fait rire avec ses commentaires. Je sais quel type d’entraîneur il est. Je ne lui en veux pas.»

Goût amélioré  

Gallagher n’en tient pas rigueur à Vigneault pas plus qu’à Niskanen, que la Ligue nationale de hockey a suspendu un match pour son geste.

«Je sais que ce n’était rien de personnel. C’est simplement un jeu qui a mal tourné», a-t-il soutenu.

Malgré tout, il se serait bien passé de se nourrir au Boost, à l’Ensure et «avec une paille», comme l’avait lancé Marc Bergevin au moment de commenter la première remarque de Vigneault.

Une étape qui se trouve maintenant derrière lui.

«Disons que quand tu manges un repas solide pour la première fois, tu as l’impression que les aliments goûtent meilleurs qu’avant, a lancé Gallagher dans un éclat de rire. Ce n’était pas une question de douleur. C’était surtout de l’inconfort.»

Il faut dire qu’avec toutes les blessures qu’il a subies depuis son arrivée chez le Canadien, Gallagher a maintenant la couenne dure.

Des négociations      

Gallagher a aussi révélé que son agent avait eu des discussions préliminaires avec le directeur général Marc Bergevin concernant une prolongation de contrat, sans toutefois entrer dans les détails.

La présente entente du natif d’Edmonton prendra fin après la conclusion de la campagne 2020-2021. Il avait paraphé un contrat de six ans et d’une valeur de 22,5 millions $ en novembre 2014.

Le petit numéro 11 a avoué que bien que l'argent allait être important dans les discussions, la possibilité d'évoluer dans un environnement gagnant l'était tout autant, sinon davantage. 

«Être dans un club compétitif veut dire énormément pour moi. Évidemment, l’argent compte lorsque tu signes un contrat. Mais je veux avoir une chance de gagner et de compétitionner chaque année. Je veux évoluer pour une équipe gagnante. C'est ce qui te permet d'apprécier ta vie de hockeyeur. Cela dit, il y a beaucoup de signes positifs au sein de l’équipe. 

«Carey est en pleine forme, Weber joue de l’excellent hockey et le rendement des jeunes, notamment Suzuki et Kotkaniemi, laisse présager des jours très heureux à Montréal.»

En carrière, Gallagher a récolté 173 buts et 161 mentions d’aide pour 334 points en 547 rencontres. Il avait été un choix de cinquième tour (147e au total) au repêchage de 2010.